Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

A LA UNE / Actualité

Actualité

La Présidence fait le point

Les propositions d’amendements formulées par les invités d’Ouyahia “feront l'objet d'une exploitation fidèle qui s'étalera jusqu'à la fin du mois d'août”.

Après plus d’un mois de pourparlers autour du projet de la prochaine Constitution, la présidence de la République fait le point sur les consultations qu’a menées Ahmed Ouyahia, ministre d’État, chef de cabinet de la présidence de la République.
Dans un communiqué rendu public hier, les services de la Présidence ont fait état de 114 rencontres auxquelles ont pris part “des personnalités nationales, des partis politiques, des associations et organisations, ainsi que des compétences universitaires”. Selon le communiqué, les interlocuteurs représentent “un large spectre de la société et reflètent la volonté du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, d'aboutir à un consensus le plus large possible sur le projet de révision constitutionnelle”.
Il ajoute qu’une trentaine de contributions écrites ont été reçues par le chef de cabinet de la Présidence, précisant que cette batterie de propositions “feront l'objet d'une exploitation fidèle qui s'étalera jusqu'à la fin du mois d'août”. Donnant plus de détails sur le nombre d’interlocuteurs reçus par Ouyahia, le communiqué précise qu’entre le 1er et le 8 juillet, “50 partis politiques et deux groupes parlementaires indépendants” ont été reçus.
La Présidence indique que ce nombre de partis et de groupes parlementaires représente, d'une part, 80% des membres du Parlement, et d'autre part, 90% des élus aux assemblées populaires communales et de wilayas.
Concernant les personnalités nationales, le chef de cabinet de la Présidence “s'est entretenu avec 8 responsables et personnalités de la Révolution du
1er Novembre 1954, 4 anciens chefs de gouvernement et membres du Haut comité d'État, ainsi que 15 juristes ayant exercé des responsabilités dans les domaines de la magistrature, du barreau ou du Conseil constitutionnel”. 4 anciens ministres, 2 responsables d'institutions consultatives, 2 anciens présidents du Conseil constitutionnel et un ancien président de l'Assemblée populaire nationale ont été également reçus par Ahmed Ouyahia. 16 professeurs d'universités dont 11 spécialistes en droit constitutionnel et en droit public, ainsi que plusieurs associations et organisations ont eu des pourparlers avec Ahmed Ouyahia.
Il s’agit, indique le communiqué, de “4 organisations de la famille révolutionnaire, 12 associations de jeunes et d'étudiants, 11 associations patronales, 2 associations syndicales de la presse,
2 organisations des travailleurs et paysans, 3 associations de femmes et 4 associations de magistrats, des avocats et des droits de l'Homme”. Le communiqué rappelle que le 15 mai dernier, “la présidence de la République avait adressé des invitations à 150 partenaires constitués notamment des partis politiques, organisations et associations nationales représentants de diverses corporations, en vertu de la décision du président Bouteflika prise le 7 mai dernier en Conseil des ministres”. Cela dit, sur les 150 invitations envoyées, près d’une quarantaine de partis et personnalités n’ont pas été au rendez-vous d’El-Mouradia.
Un groupe de plusieurs partis de l’opposition et des personnalités se sont regroupés dans la Coordination pour les libertés et la transition démocratique ou dans le Pôle du changement. Ces deux groupes estiment que les consultations sur le projet de la prochaine Constitution ne sont qu’un monologue.
D’où l’impossibilité, dans ces conditions, d’aboutir à une loi fondamentale de consensus en l’absence d’une réelle volonté du changement de la part du pouvoir.


M M