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Ali Benflis, président de Talaie El-Houriat

“La provocation de trop”

Ali Benflis, président de Talaie El-Houriat. © Louiza Ammi/Liberté

Le président de Talaie El-Houriat a été, par ailleurs, sans concession avec le Premier ministre, Noureddine Bedoui, auquel il reproche d’avoir fait ascension grâce aux sales besognes qu’il a eu à assumer tout au long de son parcours.

Comme il fallait s’y attendre, la formation du gouvernement Bedoui a vite fait réagir Ali Benflis, président de Talaie El-Houriat, qui l’a qualifiée, hier, de “provocation”. “La formation du nouveau gouvernement telle qu’elle a été annoncée n’exprime rien d’autre qu’une persistance dans la provocation et le défi. Elle ne procède d’aucune façon d’une volonté d’apaisement”, a-t-il dénoncé dans un communiqué rendu public, hier. Ce gouvernement, dit-il, “n’est pas à la hauteur de la gravité de la crise de régimes actuels et des exigences politiques, institutionnelles et constitutionnelles de l’impasse historique à laquelle l’Algérie est confrontée”. Pour lui, la formation du nouveau gouvernement “relève plus de l’acte provocateur qui attise la colère légitime que d’une volonté d’apaisement que les circonstances exigent”. M. Benflis regrette qu’au peuple qui revendique un changement de système, le pouvoir propose un “faux changement de gouvernement”. Benflis accuse, ainsi, le régime et ses alliés “extra-constitutionnels” de “jouer la carte du pourrissement jusqu’au bout dans une ultime gesticulation pathétique et dérisoire”. “Après avoir fait perdre au pays vingt précieuses années, le régime politique en place et ses alliés extra-constitutionnels persistent dans cette même voie en formant un gouvernement dont le peuple algérien a scellé le sort avant même qu’il ne soit constitué”, a-t-il dit relevant que “dans le comportement de ce régime une provocation chasse l’autre”. Le président de Talaie El-Houriat a été, par ailleurs, sans concession avec le Premier ministre, Noureddine Bedoui, auquel il reproche d’avoir fait ascension grâce aux sales besognes qu’il a eu à assumer tout au long de son parcours. “Le Premier ministre a percé son chemin vers sa nouvelle fonction au moyen de la répression à large échelle des mouvements sociaux, du harcèlement soutenu des oppositions et des critiques au pouvoir en place, de la supervision sourcilleuse de la fraude électorale et de l’association de son nom aux lois sur le régime électoral, les partis et la surveillance des élections politiques les plus iniques et les plus restrictives dans l’histoire du pluralisme politique dans notre pays”, a-t-il asséné. “À lui seul, ce choix faisait du changement faussement promis un autre leurre et une autre duperie”, conclut l’ancien chef de gouvernement. 


Farid A.


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