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Envolée des prix à la consommation et régulation

La quadrature du cercle

Le pouvoir d’achat du citoyen laminé. ©Archives Liberté

La promesse du ministre du Commerce de ramener les prix à un seuil acceptable les premiers jours du Ramadhan n’a pas résisté à la réalité du terrain qui l’a démenti au bout de cinq jours.

Le ministre du Commerce, Saïd Djellab, a déclaré, il y a quelques jours, que l’État fera un effort particulier pendant le mois sacré afin que les prix des produits à la consommation ne s’emballent pas. Et d’ajouter que l’ouverture des marchés de proximité aura un effet positif sur les prix, surtout que les Algériens ont changé de mode de consommation, préférant, selon lui, s’approvisionner au jour le jour, plutôt que de faire “des achats impulsifs” qui sont souvent à l’origine de la flambée des prix. Il a cependant reconnu que les prix de certains produits comme la tomate, la laitue et la courgette se sont envolés. Mais, a-t-il ajouté, cela est temporaire et disparaîtra au bout de trois à cinq jours. La fièvre n’est toutefois pas retombée.
Hier, les prix étaient hors de portée de la plus grande partie de la population. La tomate fraîche coûte entre 120 et 140 DA le kg, les aubergines 100 DA le kg, la viande rouge a grimpé à 1 750 DA le kg. Saïd Djellab avait parlé également d’un comité de suivi à l’échelle nationale, avec des représentants dans les wilayas pour observer les marchés et faire en sorte qu’il y ait la disponibilité des produits, la qualité, avec des prix raisonnables. Les intentions étaient bonnes, mais c’est plutôt raté pour le ministre qui est en place depuis quelques mois. Saïd Djellab n’aura pas fait mieux que ses prédécesseurs. Il s’est lancé en fait dans quelque chose qui est irréalisable. Et, les faits semblent clairement le démontrer. Qu’il s’agisse des marchés couverts, à l’air libre, ambulants ou sur les trottoirs, une anarchie totale prévaut dans le commerce de détail. Et, l’envolée des prix n’est en quelque sorte que la partie émergée de l’iceberg. Le problème est beaucoup plus complexe.
Il y a non seulement un manque de  coordination et de coopération entre les acteurs du marché tout au long de la chaîne d’approvisionnement, mais certains maillons de la chaîne, en l’occurrence ici, les marchands ambulants, échappent complètement au contrôle de l’État. Celui-ci, avec tous les moyens dont il dispose, n’arrive pas, ou ne veut pas, mettre de l’ordre dans le commerce intérieur, en faisant appliquer la loi. Dans ce secteur, les antagonistes se renvoient souvent la balle. Les commerçants au détail estiment que ce sont les grossistes qui sont responsables de cette situation. Les grossistes s’en défendent, expliquant que les prix à la source sont élevés.
Le citoyen  a le droit de savoir qui dit vrai ! Abderrahmane Mebtoul, économiste, critique la déclaration du ministre du Commerce, rappelant que le temps a expiré et que les prix continuent de flamber, démentant ainsi les prévisions du ministre.  Nous demandons, a-t-il dit,  aux responsables de faire le marché pour éviter des déclarations tendancieuses contredites par la réalité du terrain. Car, a-t-il ajouté, la maîtrise du processus inflationniste renvoie à toute la politique économique du gouvernement et concerne tant des  facteurs exogènes du marché international, que plusieurs départements ministériels d’où l’importance d’une démarche cohérente.  

Youcef Salami

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Brahms le 22/05/2018 à 13h11

Pour passer un bon ramadan, pour une famille de plusieurs personnes, il faut à minima 250 000 dinars en faisant des repas complet (Du bon pain, des fruits, des légumes, de la viande, des desserts, gâteaux). Je suis sûre qu'il y a des personnes qui arrêtent de faire le ramadan faute d'argent. Après, il faut un budget pour le mouton + les cadeaux pour fêter la fin du Ramadan donc à la fin, vous êtes facilement à 400 000 dinars.

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