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A la une / Actualité

MOHAMED HADJ DJILANI à l’ouverture de L'UNIVERSITÉ D'ÉTÉ du FFS

“La régression du pays est palpable”

Mohamed Hadj Djilani, premier secrétaire du FFS. ©APS

“On aura vu de tout, en 2003 la peste, en mars 2018 la rougeole et maintenant le choléra”, a déploré le premier secrétaire du FFS.

L’université d'été du Front des forces socialistes (FFS) s’est ouverte hier au centre de vacances Anissa Tour de Souk El-Tenine, à l'est de Béjaïa. Le premier secrétaire du parti, Mohamed Hadj Djilani, qui a présidé au lancement des travaux, a souligné, dans son discours, que  “l'échec du pouvoir, lié à sa mauvaise gouvernance et à l'illégitimité des institutions, empêche d'avoir des politiques sociales prioritaires pour les secteurs paupérisés de notre jeunesse, afin de freiner la désagrégation sociale". Il  ajoutera, à l’adresse des jeunes auxquels est dédié ce rendez-vous : “Vous avez la chance de côtoyer le FFS, véritable école politique et véritable pourvoyeur de thèmes de combats mobilisateurs. Vous les jeunes, vous êtes appelés à devenir une force motrice dans le développement du pays.” Abordant la crise économique qui secoue le pays, M. Hadj Djilani déplore que “la sphère non productive se soit substituée au secteur productif, ce qui a consacré la fragilité de notre économie. Une économie qui n'a pas tiré les leçons du passé et des crises précédentes, notamment celle de 1986, dans laquelle la jeunesse algérienne s'est impliquée pour la dénoncer et la rejeter en occupant la rue. Le pouvoir a, malheureusement, riposté par la violence et la répression habituelle, semant la mort et la blessure”. Par ailleurs, le premier responsable du FFS estimera que “cette situation sociale intenable est la conséquence de la gestion unilatérale non concertée, non consensuelle de la part du pouvoir qui aggrave l'injustice, les inégalités, l'exclusion, la dégradation du système éducatif des universités, de l'environnement et de celui de la santé, ce qui a engendré un désastre avec le retour d'épidémies telles que le choléra et des maladies infectieuses qu'on croyait disparues à jamais”. Et d'ajouter : “Décidément, on aura vu de tout, en 2003 la peste, en mars 2018 la rougeole et maintenant le choléra. C'est dire que la régression est palpable.” L'orateur dénoncera, en outre, la mauvaise gestion de l'épidémie de choléra qui vient de refaire surface en Algérie. “Lorsque les pouvoirs publics déclarent qu'ils arriveront à bout de l'épidémie en trois jours, puis affirment qu'ils n'ont pas encore détecté sa source, cela dénote le sérieux avec lequel les affaires publiques sont gérées. On ne peut se permettre un tel mépris à l'égard de la population”, s'est-il insurgé. Concernant le projet politique qui pourrait constituer une alternative au régime actuel, le premier secrétaire national du FFS remettra sur le tapis l'ancienne proposition de son parti, à savoir, l'organisation d'une “assemblée constituante souveraine afin de mettre fin à la persistance de la crise de légitimité.”
“Le FFS milite pacifiquement et sans relâche pour la construction d'un État démocratique et social, en opposition à l'État libéral qui constitue une trahison à la proclamation de Novembre 1954 et à la plateforme de la Soummam, pour la reconstruction d'un consensus national et populaire avec le peuple algérien en faveur d'une deuxième République”, a ainsi conclu son intervention le secrétaire national du FFS.

KAMAL OUHNIA


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