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Annulée à la demande de la délégation des algériens de France

La rencontre de l’Élysée n’a pas eu lieu

L’entrevue qui devait avoir lieu hier à 16h au Palais de l’Élysée entre deux proches du président français Emmanuel Macron — le conseiller diplomatique du président Emmanuel Macron, Aurelien Le Chevalier, et sa conseillère pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, Marie Philippe —, et une délégation d’élus et de représentants de la société civile, d’origine algérienne, quant aux manifestations pour le changement démocratique en Algérie et à la position de l’État français dans ce dossier, n’a finalement pas eu lieu.
Elle a été annulée à la demande des Algériens à la suite du souhait de l’un des conseillers de restreindre le nombre de personnes qui devaient être reçues à deux (un homme et une femme) au lieu de six initialement, à savoir Abdellah Zekri, président de l’Observatoire contre l’islamophobie et du Conseil des Mozabites d’Europe, Salima Saâdi, élue départementale de Moselle, Sofiane Ghozlane, adjoint au maire de Pontault-Combault (banlieue parisienne), Samira Brahmia, auteure-interprète, Akli Mellouli, maire adjoint de la ville de Boneuil-sur-Marne (près de Paris) et Nadia Salem, conseillère en stratégie sociale.
Akli Mellouli a été chargé par l’Élysée d’informer les autres membres de la délégation du choix qui a été fait. Mais celui-ci a été rejeté. “Il n’appartient pas à l’Élysée d’imposer un nombre précis de personnes”, s’est élevé Abdellah Zekri.
Le président de l’Observatoire contre l’islamophobie que nous avons joint, hier, par téléphone,  estime que la composition initiale de la délégation était tout à fait équilibrée. “Il y avait autant de femmes que d’hommes représentant diverses régions de la France. Certains sont nés en France et d’autres viennent d’Algérie”, a-t-il expliqué.
Il faut savoir que cette entrevue a été décidée à la suite d’une lettre adressée le 13 mars dernier, à Macron. Les signataires ont émis le souhait de le rencontrer. Ils lui ont surtout demandé d’arrêter de soutenir le régime politique en Algérie.
“L’Algérie connaît depuis plusieurs semaines une vague historique de contestation du régime en place (…). Des millions d’Algériennes et d’Algériens sont sortis dans la rue et défilent pacifiquement depuis le 22 février, dans chaque ville et village, pour exprimer leur volonté de prendre en main leur destin et construire les bases d’une Algérie nouvelle”, ont-ils écrit, soulignant que “le message du peuple algérien est très clair (et il) ne veut plus que son avenir lui soit confisqué”.
Lors du dernier rassemblement de la diaspora en France, organisé dimanche 17 mars, Place de la République, plusieurs banderoles et pancartes ont dénoncé l’attitude équivoque de l’État français concernant le soulèvement populaire en Algérie.


S. L.-K.

 


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