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cuirs et Textiles

La réorganisation du secteur s’impose

© D. R.

Abstraction faite des commandes des structures militaires et autres institutions publiques, la production nationale des textiles et cuirs ne détient pas de parts significatives sur le marché national. Cette situation qui prévaut depuis des décennies stagne toujours.
La relance de ce secteur n’a jamais été au rendez-vous ces dernières années. Les raisons de cette contreperformance sont multiples, estime Amar Takjout, membre de la Fédération des textiles et cuirs affiliée à l’UGTA. Pour l’actuel secrétaire général de l’union de wilaya d’Alger de l’UGTA, toutes les conditions indispensables à la relance de cette activité ne sont pas encore réunies. “Il faut d’abord changer les mentalités”, relève-t-il. M. Takjout pense qu’il est impératif de revoir la conception du management des entreprises du secteur. Celles-ci, doivent être dirigées par de vrais managers qui auront à fixer, entre autres objectifs, l’amélioration de la production en termes de quantité, de qualité et surtout de rentabilité. “Les responsables de ces sociétés doivent chercher les voies et moyens pour gagner de l’argent et ne pas rester les bras croisés, tel que cela se fait actuellement  et attendre le jour où le Trésor public renfloue les caisses pour payer les travailleurs”, relève le syndicaliste.  En tout cas, industriels publics et privés confondus ne produisent pas plus de 40 millions de mètres linéaires de tissus chaque année. Or, les besoins du pays sont évalués à 500 millions de mètres linéaires/an. C’est dire l’immense fossé qui sépare l’offre et la demande sur ce marché. Un déficit qui est comblé par l’importation bien évidemment. Idem pour la chaussure dont la demande nationale avoisine les 80 millions de paires alors que les sociétés algériennes ne produisent qu’entre 2 et 2,5 millions de paires/an. Le reste est assuré par l’importation. “Ce n’est pas l’intérêt de l’État pour ce secteur et son apport en moyens nécessaires de 2011 qui feront gagner à ce dernier (au secteur) les ¾ du marché en 2018. Un tel objectif nécessite du temps”, explique M. Takjout. Cette activité souffre également d’un problème de qualification du personnel. Car, avec le départ à la retraite de beaucoup d’anciens, la relève n’a pas été préparée. À cette épineuse problématique se pose aussi le déficit énorme dans la spécialité stylistes et modélistes. “Il n’y a pas eu suffisamment d’écoles de formation spécialisées dans la création et la mode”, constate l’ex-SG de la Fédération qui avoue qu’“on n’a pas donné l’opportunité aux quelques rares créateurs et autres artistes de s’exprimer”. Une chance devrait être accordée par les responsables des entreprises, notamment publiques, à ces stylistes et modélistes. Cependant, soutient-il, le partenariat peut constituer une des solutions à cette déperdition en qualifications. En l’absence d’une véritable cartographie, personne n’est en mesure aujourd’hui de s’avancer sur les potentialités que recèle le secteur.  Or, il serait intéressant de connaître les régions à fort ou à faible potentiel en termes de production… Un travail d’organisation de ce créneau est donc de mise. Amar Takjout propose dans ce sens, la création d’une union professionnelle qui regroupera tous les acteurs du marché. Un marché qui emploie entre 35 000 et 40 000 personnes. Par ailleurs, un salon international sera organisé le 21 janvier 2019 au CIC auquel participeront 150 entreprises turques, chinoises, égyptiennes, italiennes, portugaises, espagnoles …  


B. K.

 


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