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Les opérateurs pharmaceutiques persistent et signent

La rupture concerne plus de 200 médicaments

Plusieurs médicaments sont en rupture depuis au moins un mois. © Yahia/Archives Liberté

“Liberté” détient le document dans lequel sont répertoriés 210 médicaments (DCI) manquant sur le marché depuis quelques semaines.

Alors qu’elle a été signalée aussi bien par le corps médical que par les opérateurs pharmaceutiques, le ministère de la Santé nie l’existence d’une quelconque rupture de médicaments. En effet, le ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf, et le directeur général de la pharmacie et des équipements de santé au ministère, Hamou Hafed, ont tenu à démentir l’information faisant état de la rupture d’une liste de plus de 200 médicaments transmise au ministère par les opérateurs pharmaceutiques, dont Liberté détient une copie. Après le démenti de la veille, en marge de la visite de Boudiaf à l’IPA, M. Hafed, invité, hier, de la rédaction de la Chaîne 3, est longuement revenu sur la problématique.
Selon lui, la rupture dénoncée par les opérateurs du secteur serait infondée tant que, justifie-t-il, les programmes d’importation ont été  libérés depuis décembre dernier. Ce qui n’agrée guère les opérateurs pharmaceutiques qui reviennent ainsi à la charge pour démontrer que la rupture existe bel et bien. Des membres de l’Union nationale des opérateurs pharmaceutiques ayant requis l’anonymat persistent et signent : “Il y a aujourd’hui plus de
200 médicaments, et pas des moindres, qui sont en rupture et depuis plusieurs semaines déjà.” Ils citent une large nomenclature de médicaments indispensables au traitement de nombreuses maladies dont celles chroniques, telles que le diabète, l’hypertension ou encore les maladies cardiaques, voire les cancers. À l’affirmation du responsable du ministère qui a tenté de faire accroire que la rupture ne concernerait pas les molécules mères, (DCI, dénomination commune internationale, ndlr), les représentants de l’Unop soutiennent tout le contraire. Ils citent plus exactement “210” médicaments, tous des DCI, qui sont en rupture depuis au moins fin janvier dernier. Toujours en réponse aux déclarations de M. Hafed, les mêmes opérateurs reprochent à la tutelle la gestion bureaucratique du médicament, niant de ce fait la libération des programmes d’importation, que ce soit pour les produits finis ou la matière première, comme soutenu par M. Hafed. À ce titre, même ce dernier a avoué l’existence de certains programmes encore non libérés au niveau de son département, qu’il promet d’ailleurs de libérer très prochainement pour permettre l’approvisionnement du marché national en médicaments. Une sorte de mea culpa qui ne dit pas son nom. Les opérateurs pharmaceutiques se demandent pourquoi le ministère de tutelle retombe toujours dans les mêmes erreurs d’il y a plus de dix ans, en ce sens qu’il attend souvent la dernière minute pour réagir. Ce qui mène à chaque fois à la rupture, pour ne pas dire à la  pénurie… chronique. “Pourquoi, dans notre pays, n’arrive-t-on pas à tirer une fois pour toutes les leçons de ces pénibles expériences et à mettre sur pied une organisation commerciale viable, comme cela se fait partout dans le monde ?”, s’interroge, en effet, notre source de l’Unop.


Farid Abdeladim   
 


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