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Blocage des avoirs Algériens détournés

La Suisse affirme ne pas avoir reçu de demande


Le gouvernement algérien n’a pas formulé de demande auprès des autorités suisses pour bloquer les avoirs détournés. C’est ce qu’a révélé, hier, le Département fédéral suisse des Affaires étrangères, cité par La Tribune de Genève, indiquant que, pour le moment, “aucun blocage des avoirs n’a été adopté par le Conseil fédéral”. Le Département fédéral affirme qu’une telle démarche exige une demande officielle de blocage des comptes et que celle-ci devait émaner du seul gouvernement algérien.

Sollicité par ce quotidien suisse, l’avocat Lachemi Belhocine, instigateur de la première plainte déposée en Suisse pour activer le processus du gel des avoirs détournés par le clan Bouteflika, a estimé que “c’est à l’actuel ministre algérien de la Justice de solliciter l’entraide judiciaire”. Sous le couvert de l’anonymat, une autre source a indiqué à ce journal qu’“il y a bien de l’argent algérien en Suisse, mais il est camouflé derrière des sociétés offshore.

Il est impossible d’identifier les véritables ayants droit des fortunes placées dans l’immobilier ou l’hôtellerie. Sauf si les intéressés ont manqué de prudence”. Cette source indiquera, par ailleurs, que “dans les faits, pister l’argent détourné par le clan Bouteflika s’annonce compliqué”.

Le Département fédéral suisse des Affaires étrangères vient emboîter le pas au conseiller fédéral suisse, Ignatio Cassis, qui avait indiqué, le 15 juin dernier, que la Suisse était prête “à coopérer avec les autorités algériennes pour récupérer l’argent pillé par d’anciens responsables algériens et transféré illicitement vers des banques suisses”.

Ce conseiller avait alors signifié à qui voulait l’entendre que “concernant la lutte contre les avoirs d’origine illicite, la Suisse a développé un dispositif s’appuyant sur deux piliers principaux : la prévention et la répression”. M. Cassis avait même déclaré devant les membres du Parlement que “la Suisse continue à suivre avec attention les développements en Algérie”, insinuant que la rue continue à réclamer en Algérie le départ du système au pouvoir et que la traque des avoirs détournés s’annonçait longue et difficile.

En avril dernier, l’avocat Lachemi Belhocine avait révélé à La Tribune de Genève qu’il y aurait “entre 1 000 et 1 500 sociétés créées en Suisse pour siphonner l’argent algérien”. Avec autant de révélations sur la place genevoise, aucune requête n’a été formulée, ne serait-ce qu’à titre préventif, par le gouvernement algérien à la Suisse pour geler ces avoirs qui risquent d’être transférés et/ou brouillés par le clan de Bouteflika.

 


FARID BELGACEM


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