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L’assassinat de l’avocat, otage de la raison de deux états

La veuve d’Ali Mecili interpelle Macron


La veuve d’Ali Mecili, l’avocat et proche de Hocine Aït Ahmed, assassiné il y a trente et un ans à Paris, a interpellé le président français, lui demandant d’“obtenir de l’Algérie qu’elle honore ses engagements” et “manifeste sa volonté de coopérer avec la justice française”. Malgré les démarches entreprises par la famille, dont un pourvoi en cassation, la justice française a prononcé un non-lieu fondé sur le refus de l’Algérie de répondre aux commissions rogatoires internationales. Selon Annie Mecili, son défunt époux, très proche du défunt Hocine Aït Ahmed, grand militant en faveur de l’avènement de la démocratie en Algérie et à l’origine du rapprochement entre Ben Bella et Aït Ahmed, a été assassiné sur ordre des services secrets algériens. Son présumé assassin, “un proxénète porteur d’un ordre de mission de la sécurité militaire”, Abdelmalek Amellou, a été interpellé, dès le 12 juin 1987, sur la base de “renseignement confidentiel très précis impliquant divers responsables algériens”, et “a été aussitôt expulsé en urgence absolue vers l’Algérie, par les autorités politiques de l’époque, notamment Charles Pasqua et Robert Pandraud, désireux de couper court à toute investigation susceptible de remonter aux commanditaires du crime”, rappelle Annie Mecili. En novembre dernier, il s’était porté sur la liste du RND à Aït R’zine, dans la wilaya de Béjaïa. “Belle carrière pour un petit malfrat. Quelle humiliation, quel déshonneur pour l’État français ! Pouvez-vous tolérer une telle provocation, vous qui avez considéré l’empoisonnement de l’ex-agent double russe sur le territoire britannique comme une atteinte à la souveraineté européenne ?” demande Annie Mecili. “Qu’en est-il alors de la souveraineté française dans l’affaire Mecili ? La vie d’un avocat français assassiné sur le territoire de la République aurait-elle moins de valeur pour que l’on néglige d’un pays dit ami qu’il réponde aux commissions rogatoires internationales que lui adresse la France ?” se demande-t-elle. “C’est cela que je viens vous demander Monsieur le président de la République : obtenir de l’Algérie qu’elle honore ses engagements et manifeste enfin sa volonté de coopérer avec la justice française. Alors, le non-lieu prononcé n’aura plus de raison d’être et la justice française reprendra son cours (…)”, conclut la lettre.

Karim Kebir



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