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Il a été inhumé hier à Ben Aknoun

L’adieu des gens du pouvoir à Mourad Medelci

Enterrement du président du Conseil constitutionnel, hier, au cimetière de Ben Aknoun. © yahia magha/Liberté

Après avoir retracé le parcours du défunt et loué son mérite d’avoir servi le pays, l’imam n’a pas omis d’implorer Dieu Tout-Puissant de “prêter santé au Président, le moudjahid Abdelaziz Bouteflika, et de prolonger sa vie”.

Les obsèques, hier, au cimetière de Ben Aknoun, sur les hauteurs d’Alger, du président du Conseil constitutionnel, Mourad Medelci, se sont déroulées en présence d’une foule d’officiels. Medelci, malade, est décédé, hier, à l’âge de 76 ans. Excepté le président Bouteflika qui ne pouvait faire le déplacement pour les raisons que l’on sait, et le chef d’état-major et général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, pour des raisons qu’on ignore, c’est quasiment l’ensemble des représentants du pouvoir et ses organisations appendices, dont l’UGTA d’Abdelmadjid Sidi-Saïd et le FCE d’Ali Haddad, qui ont fait le déplacement. Outre les présidents des deux Chambres parlementaires, Abdelkader Bensalah (Conseil de la nation) et Mouad Bouchareb (APN), était également présent le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, qui chapeautait formellement la hiérarchie étatique. Les deux frères du Président, Saïd et Nacer Bouteflika, ainsi que plusieurs anciens hauts responsables dont l’ancien Premier ministre, Abdelmalek Sellal, l’ex-ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, ou encore Noureddine Yazid Zerhouni ont assisté à l’enterrement. Il y avait aussi des conseillers de la Présidence et des ambassadeurs dont celui de France à Alger, Xavier Driencourt. Les présidents des partis de l’Alliance présidentielle, dont Amara Benyounès du MPA et Amar Ghoul de TAJ, n’ont pas manqué ce rendez-vous. L’entrée du cimentière et les alentours étaient, de ce fait, sous haute surveillance bien des heures avant l’arrivée du cortège funèbre. Les représentants des médias, venus en masse, étaient obligés de montrer patte blanche. Pour accéder au cimetière, ils devaient se soumettre à une fouille minutieuse. Outre les proches du défunt, les civils autorisés à assister à l’enterrement sont, en majorité, les cadres d’institutions étatiques. Le peu de citoyens lambda a été tenu aux abords du cimetière. Le cortège funèbre est arrivé vers 14h. Le cercueil du défunt, recouvert de l’emblème national, était porté par les éléments de la Protection civile. Un groupe de “cheikhs” a psalmodié des chants religieux durant l’inhumation du défunt. L’oraison funèbre prononcée par un imam ressemblait plutôt à un discours de campagne électorale en faveur… du chef de l’État. Après avoir retracé le parcours du défunt et loué son mérite d’avoir servi le pays, l’imam n’a pas omis d’implorer Dieu Tout-Puissant de “prêter santé au Président, le moudjahid Abdelaziz Bouteflika, et de prolonger sa vie”. Lequel Président, dit-il, a le mérite d’avoir engagé Medelci et bien d’autres “compétences” pour servir le pays. Le décès du président du Conseil constitutionnel, institution chargée de valider les candidatures et le résultat du scrutin, intervient à environ trois mois de l’élection présidentielle du 18 avril prochain. La désignation de son successeur devra intervenir dans les 15 jours de la notification de son décès au chef de l’État. Une tâche supplémentaire pour le Président, malade, dont la décision de se porter candidat ou pas à cette présidentielle est toujours tenue secrete.


Farid Abdeladim


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