Scroll To Top
FLASH
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

A la une / Actualité

Premiers jours des soldes d’été

L’affluence n’a pas été au rendez-vous

Engouement mitigé pour les soldes de la saison. © Yahia/Liberté

Le décor de la période des soldes, lancée samedi dernier, est bien planté dans les grands boulevards commerçants de la capitale. Néanmoins, l’affluence des citoyens n’est, visiblement, pas encore au rendez-vous. Du moins jusqu’à hier, deuxième jour de cette période réglementée par le ministère du Commerce qui s’étalera jusqu’à la fin du mois d’août. Affichage en gros caractères dans au moins deux langues, l’arabe et le français, voire l’anglais, sur certaines vitrines. À l’intérieur des magasins, les rayons habillement sont bien aménagés. Les articles qui y sont exposés portent, pour la plupart, des étiquettes affichant l’ancien et le nouveau prix ou le pourcentage des soldes.
Ce dernier oscille, généralement, entre -20% et -50%. Hôtesses au large sourire à l’accueil. Et bien d’autres petits détails inhabituels tels que la remise aux badauds, à même le trottoir, de dépliants désignant les produits avec les prix soldés… Les représentants officiels des franchises internationales de prêt-à-porter sont quasiment les seuls à adhérer, à leur demande, aux périodes de soldes autorisées deux fois par an, en hiver et en été. À la rue Didouche-Mourad (ex-Michelet), des propriétaires et des gérants de boutiques des grandes marques se tournent les pouces presque toute la journée.
S’ils savaient que la période estivale des soldes attirait généralement moins de monde que l’hivernale, ils ne s’attendaient pas pour autant à un tel déclin. “Certes les soldes d’été attirent souvent moins de monde que ceux d’hiver, mais, honnêtement, l’affluence des clients est en nette baisse durant ces deux premiers jours comparativement à l’année passée. C’est certainement dû au fait que cette période s’intercale entre le mois de Ramadhan et l’Aïd El-Adha, deux rendez-vous coûteux pour les ménages. Et de surcroît pendant les vacances”, regrette un employé du magasin représentant la franchise Timberland sis rue Didouche-Mourad. Un avis partagé par le gérant du magasin Adidas implanté dans la même rue. Pour lui, la période des soldes est loin d’être la plus rentable de l’année pour les commerçants. Bien au contraire. “Les soldes ne sont pas du tout rentables. Si nous y adhérons, c’est beaucoup plus pour des raisons de marketing, car financièrement ça ne rapporte vraiment pas grand-chose”, précise-t-il.

Le poids du recul du pouvoir d’achat
Les deux commerçants se montrent ainsi, très peu enthousiastes pour les jours à venir. Ils appréhendent même une période de vaches maigres au vu, regrettent-ils, du recul du pouvoir d’achat des Algériens, davantage accentué par la dévalorisation constante de la monnaie nationale. Ce dernier facteur rend, en effet, quasiment inaccessible la grande majorité des produits d’importation.
Le constat plutôt pessimiste de ces commerçants ne constitue pas pour autant la règle générale. Certains de leurs collègues, plus optimistes, semblent bien trouver leur compte. Pour eux, c’est même l’occasion à ne pas rater, d’une part, pour se “débarrasser” des stocks et, d’autre part, pour consolider “l’image de marque” de la boutique. C’est le cas, entre autres, des responsables du magasin Celio, sis au 26 rue Didouche-Mourad, pour qui les premiers jours des soldes, lancés dans leurs magasins dans la capitale deux jours plus tôt que la date officielle (21 juillet), sont “vraiment fructueux”. Ils semblent même beaucoup plus satisfaits que lors de la dernière période hivernale. La recette ? Selon ces deux responsables du magasin Celio, la réussite des soldes passe par le bon accueil des clients et le respect des règles en vigueur. Même son de cloche chez leur voisin, le magasin de la franchise américaine Athlet foot qui rassure sur le respect des cahiers des charges et sur celui des engagements d’abord et avant tout vis-à-vis de la maison mère dont le contrôle rigoureux ne permettrait pas le “bricolage”.


Farid Abdeladim

 



Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER