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LUTTE CONTRE LE FINANCEMENT DU TERRORISME

“L’Algérie a beaucoup à faire”, selon les Américains


Le département d’État américain a souligné que les forces armées algériennes exercent une pression continue sur les groupes terroristes, en citant des analystes, selon lesquels, “les pertes continues ont considérablement réduit les capacités des groupes terroristes à opérer en Algérie”. Dans son rapport sur le terrorisme dans le monde en 2017, le département US indique, en effet, que “l’Algérie a poursuivi ses efforts importants pour prévenir les activités terroristes à l’intérieur de ses frontières”, ajoutant que “les chiffres publiés par les forces armées algériennes montrent une pression continue sur les groupes terroristes, comme l’indique le nombre de terroristes tués, capturés ou qui se sont rendus, ainsi que les armes saisies et les cachettes détruites”.
Selon le rapport, “la sécurité des frontières est restée une priorité absolue” pour l’Algérie, en rappelant que “les douaniers algériens et tunisiens ont continué à coordonner leur efforts le long de leur frontière commune”, mais aussi que “l'Algérie a déployé 3 000 soldats supplémentaires à la frontière libyenne et placé des équipements de surveillance et un mur de béton le long de la frontière marocaine”. L’Algérie a aussi cherché à accroître l'utilisation des technologies de surveillance aérienne et tous les postes-frontières avaient accès aux bases de données d’Interpol. Au chapitre de la lutte contre le financement du terrorisme, le rapport du Département d’État indique que le service de renseignement financier, appelé CTRF (Cellule de traitement du renseignement financier) publie régulièrement des arrêtés administratifs signés par le ministre des Finances, ordonnant le gel et la saisie immédiats des avoirs des personnes et entités figurant sur la liste des sanctions des Nations unies en vertu de la résolution
1 267 (1999) du Conseil de sécurité. Cependant, l’Algérie a beaucoup de chemin à faire pour contrer le financement du terrorisme, indique le rapport, expliquant que “l’ampleur du marché informel en Algérie, dominé par les transactions en espèces, rend difficile la lutte contre le financement du terrorisme”. Et d’ajouter que “les restrictions de change et la méfiance des banques poussent les Algériens à encaisser les transactions et aller sur les marchés de change informels”, en relevant que “les multiples initiatives budgétaires du gouvernement n'ont pas réussi à motiver les commerçants illégaux à formaliser leurs entreprises”. En matière de coopération internationale et régionale, l’Algérie participe au Comité d’état-major opérationnel conjoint (Cemoc), un organisme de coopération entre l’Algérie, le Mali, la Mauritanie et le Niger créé pour lutter contre les activités d’Aqmi au Sahel ; et héberge le Centre de fusion et de liaison (UFL) pour le partage d’informations. Enfin, sur le plan bilatéral, “l’Algérie a continué à s’engager dans la voie diplomatique, afin de promouvoir la paix et la sécurité régionales”. Cependant, les divergences politiques entre l'Algérie et le Maroc sur le statut du Sahara occidental sont restées un obstacle à la coopération bilatérale et régionale en matière de lutte contre le terrorisme en 2017, conclut le rapport.  


A. R.
amar.rafa@liberte-algerie.com

 


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