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A la une / Actualité

Youcef Yousfi lors de sa visite dimanche au complexe gazier d’In Amenas

“L’Algérie a les moyens de sécuriser ses installations”

Le ministre de l'Énergie et des Mines, Youcef Yousfi, a visité dimanche le complexe gazier de Tiguentourine, attaqué mercredi. Après avoir visité le complexe gazier, c'est-à-dire l'usine de traitement de gaz et la base de vie, M. Yousfi a déclaré que ce complexe n'avait pas subi trop de dégâts, affirmant que l'Algérie a les moyens de “sécuriser ses installations” énergétiques. Les dégâts causés au site gazier de Tiguentourine par cette attaque terroriste “ne sont pas importants”, a précisé Youcef Yousfi, qui a déclaré à la presse que “j'ai constaté que les dégâts ne sont pas extrêmement importants”. M. Yousfi a ajouté qu’“une fois les dégâts évalués, nous allons remplacer les équipements touchés”, précisant que “nous allons également vérifier les installations de la salle de contrôle, et c'est à ce moment-là que nous évaluerons quand on va faire redémarrer (l'usine)”. M. Yousfi a également souligné que “les pertes ont été limitées grâce à l'intervention rapide des forces de l'Armée nationale, mais aussi des travailleurs et cadres de Sonatrach, qui ont arrêté la production dès les premiers instants de l'attaque”. Par ailleurs, le ministre de l'Énergie et des Mines a affirmé que l'Algérie “dispose des moyens nécessaires pour assurer la sécurité de ses installations énergétiques”. M. Yousfi a précisé que “nous avons les moyens de sécuriser nos installations” énergétiques. “Nous allons renforcer la sécurité et nous comptons d'abord sur nos moyens”, a-t-il dit, réaffirmant qu’“il n'est pas question d'accepter des forces de sécurité extérieures” pour prendre en charge la sécurité de nos installations énergétiques. M. Yousfi a, d'autre part, indiqué que les travailleurs avaient rejoint dès dimanche la base de vie du complexe, alors que les installations gazières seront redémarrées dans les deux prochains jours. Le complexe gazier de Tiguentourine, entré en production en 2006, porte sur la production et le traitement du gaz naturel et condensat, avec une capacité de production de neuf milliards de m3/an tirée des gisements de Tiguentourine, Hassi Farida, Hassi Ouan Abecheu et Ouan Taredert. Le coût de ce complexe, géré par l'association Sonatrach-BP et Statoil, est de deux milliards de dollars. Ses capacités de production sont de 30 millions de m3/j pour le gaz naturel, 24,2 millions de m3/j pour le gaz sec, 4 500 tonnes/j pour le condensat et 3 500 tonnes/j pour GPL. L'assaut donné jeudi par les forces spéciales de l'ANP pour libérer les otages détenus par le groupe terroriste au site de Tiguentourine s'est soldé, rappelle-t-on, par la neutralisation de 32 terroristes et le décès de 23 personnes, selon un bilan provisoire établi samedi. Par ailleurs, le vice-ministre japonais chargé des Affaires extérieures, Minuro Kiuchi, a fait part dimanche de la volonté de son pays de poursuivre sa coopération énergétique avec l'Algérie, malgré l'attentat d'In Amenas qui a coûté la vie à des ressortissants de ce pays. Réaffirmant la condamnation par le Japon de l'attentat perpétré mercredi dernier par un groupe terroriste dans le site gazier de Tiguentourine à In Amenas et au cours duquel un nombre de travailleurs du groupe énergétique nippon JJC avaient été tués, M. Kiuchi a souligné qu'il s'agissait “d'un incident tragique”. “Le gouvernement japonais souhaite bien que JJC poursuive sa collaboration avec l'Algérie, même si la décision de continuer ou non en Algérie dépend de la volonté du groupe”, a-t-il indiqué à des journalistes à l'issue d'une visite en compagnie du ministre de l'Énergie et des Mines, Youcef Yousfi, au complexe gazier.
Il a, au passage, appelé au renforcement de la sécurité des travailleurs de cette compagnie. “Le gouvernement souhaite seulement que la sécurité des travailleurs (de JJC) soit assurée”, a-t-il conclu. Abondant dans le même sens, un haut cadre de la firme japonaise a assuré que cette dernière ne compte pas mettre fin à son activité en Algérie. “JJC opère en Algérie depuis très longtemps et continuera sa coopération (avec Sonatrach). Nous voulons juste que la sécurité de nos travailleurs soit renforcée”, a-t-il ajouté.


R. N./APS