Scroll To Top

A la une / Actualité

la presse internationale commente le départ du chef de l’état

“L’Algérie de 2019 n’est plus celle de 2014”

La démission du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a suscité une attention particulière de la presse internationale, qui a largement commenté “l’événement”. 

Le départ de Bouteflika réclamé par le peuple algérien depuis le 22 février dernier a fait la Une de plusieurs quotidiens français. Le Monde a consacré, dans son édition d’hier, à l’actualité algérienne, pas moins de 10 pages dont un supplément spécial sur “les mille et une vies politiques de Bouteflika”. Le commentateur du journal a indiqué que “la démission annoncée du président malade n’est qu’une première étape”. 
Plus loin il relèvera encore que “l’Algérie de 2019 n’est plus celle de 2014, le chantage au chaos a perdu de son efficacité”. Sous le titre “Algérie : on a gagné une bataille mais la guerre continue”, L’Humanité a réservé à l’événement un large espace en Une. Dans le commentaire L’Humanité ne manquera pas d’anticiper sur les répercussions qui en découleront après la chute de la maison Bouteflika, en relevant que “la justice algérienne commence à se pencher sur les soutiens du désormais ex-président de la République”. 
Le journal de droite Le Figaro préfère, en revanche, relever dans son commentaire, “la sortie sans gloire d’un président qui voulait incarner l’orgueil algérien”. 
Le journal américain, The Wall Street Journal, a relevé dans son édition d’hier, que “le président algérien Abdelaziz Bouteflika, un leader de longue date cède soudainement aux protestations de la rue et aux pressions de l’armée”. Dans la presse belge, le quotidien Libre Belgique s’est contenté de rapporter la décision de démission du chef de l’État, tout en signalant qu’elle était prévisible puisqu’“Abdelaziz Bouteflika était la cible d’une contestation inédite depuis un mois”. Le quotidien anglais The Guardian annonce, en manchette, que “le président Bouteflika démissionne 20 ans après”. 
Dans un commentaire, le journal soulignera que les manifestants algériens ont promis “de continuer leur soulèvement même après le départ du président Abdelaziz Bouteflika”. Et d’ajouter : “Le président intérimaire de 90 jours, Abdelkader Bensalah, risque d’être contesté par les manifestants qui se sont donné rendez-vous ce vendredi.” La presse espagnole a consacré aussi de larges espaces au départ de Bouteflika. El Mundo, qui ne s’est pas contenté de faire écho de la démission du chef d’État algérien, s’est distingué par un commentaire en tentant de faire un lien entre la menace du chef d’état-major de destituer Bouteflika et la décision annoncée par Bouteflika, en titrant : “L'armée algérienne lui avait demandé d'abandonner le pouvoir.” 
Les publications arabophones paraissant à Londres ont également évoqué l’événement. Le quotidien Chark El-Awsat ne s’est pas limité à un simple compte rendu de l’actualité politique algérienne marquée par la démission du chef de l’État. Le journal a repris de larges passages de la lettre de démission de Bouteflika. 
Dans son éditorial, Chark El-Awsat relèvera “le rôle prépondérant du Conseil constitutionnel algérien dans la gestion de la période de transition”.  


Hanafi H.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER