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Attractivité pour les IDE en Afrique

L’Algérie en troisième position


L’Algérie est la troisième économie la plus attractive pour les investissements dirigés vers le continent africain, selon l'indice d'investissement en Afrique “Africa Investment Index 2018” (AII) de Quantum Global, un groupe international de sociétés actif dans les domaines du capital investissement, de la gestion des investissements, de la recherche macroéconomique et de la modélisation économétrique.
L’AII qui classe l’Algérie à la troisième place en matière d’IDE, est élaboré à partir d’indicateurs macroéconomiques et financiers ainsi que sur la base de l’indice de facilité de faire des affaires du groupe de la Banque mondiale. Cet indice classe les pays en fonction du caractère favorable aux affaires de l’environnement réglementaire. Sur la première marche du podium, on retrouve le Maroc classé économie la plus attractive. Il est suivi de l’Égypte. Le classement de l’Algérie est une bonne chose en soi, puisque l’Algérie, à la 7e place lors du classement de 2017, passe à la 3e cette année. Mais peut-on se suffire de ce classement, alors que l’Algérie, forte de son potentiel en termes de marché domestique, de richesses naturelles et d'opportunités, doit légitimement prétendre à plus en la matière ? Ce qui semble entraver le processus est la problématique de l’attractivité de l’Algérie aux IDE.
Malgré la volonté affichée et la mise en place, notamment, d’une nouvelle loi sur l'investissement offrant des incitations fiscales et des infrastructures nécessaires aux projets d'investissement, l’Algérie peine à offrir un climat des affaires attractif. Le Premier ministre, lui-même, a reconnu, cette semaine, que le climat des affaires dans notre pays n’est pas encourageant pour l’investissement. Un climat des affaires médiocre et les contraintes imposées aux investisseurs ont fait chuter les flux d’IDE au cours de ces dernières années. Et c'est surtout la législation relative à l'encadrement des investisseurs qui a freiné la dynamique des IDE, notamment la règle 51/49% établie en 2009 dans le cadre de la loi de finances complémentaire.
Cette règle régissant l'investissement direct étranger avec un partenaire local, a découragé grand nombre d'investisseurs. Même le secteur des hydrocarbures, habituellement pourvoyeur d’IDE, accuse le coup et une révision de la loi est sur le point d’être mise en place pour justement pallier la pénurie d’IDE dans ce secteur. Certes, les chiffres relatifs aux investissements directs étrangers réalisés en 2016 en Algérie, ont été plutôt bons puisqu’ils se sont chiffrés à 1,5 milliard de dollars en 2016, contre -584 millions de dollars en 2015. Mais la réalité est que les IDE sont en baisse régulière au cours de ces dernières années.
On est ainsi passé d’un pic de 2,7 milliards de dollars en 2009 à 2,2 milliards de dollars en 2010, à 1,8 milliard en 2011 et 1,7 milliard en 2012 et 2013. L’année 2014 a marqué le plus bas de la courbe avec des entrées d’investissements étrangers évalués à 1,5 milliard de dollars. La performance de 2016 confirme donc la stabilisation du bilan des IDE en Algérie à un niveau particulièrement bas.

Saïd Smati


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