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A la une / Actualité

LES SERVICES DE SÉCURITÉ PRÉPARENT LA RIPOSTE

L’Algérie menacée par le cyberterrorisme et l’espionnage

Le patron de la GN, le général-major Menad Nouba. © APS

“Les individus, les entreprises, les institutions de l’État sont victimes des cybermenaces”, a reconnu le général-major, Menad Nouba.

L’Algérie est-elle prête à faire face aux multiples menaces qui se profilent, chaque jour, sur Internet ? Hier, les participants au séminaire intitulé “Le cyberespace : enjeux et défis”, et qui se déroule au Cercle national de l’armée de Beni Messous, ont été unanimes pour dire que “l’Algérie est en retard. Mais, aujourd’hui, elle a cerné toute la problématique et les décideurs ont pris au sérieux ces menaces pour y faire face.” Les experts de 13 pays, dont des Russes, des Français, des Anglais, des Américains, des Italiens, des Canadiens, des Norvégiens, des Espagnols, mais aussi des Tunisiens, des Jordaniens et un représentant de l’Otan, se sont réunis lors du premier séminaire international sur la sécurité numérique organisée par la Gendarmerie nationale (GN) pour évoquer toutes les expériences en matière de lutte contre le cybercrime sous toutes ses formes. En présence du ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, le patron de la GN, le général-major Menad Nouba, a, d’emblée, souligné l’urgence de déployer les compétences des services de sécurité dans les “cybermissions” afin de contrer les multiples menaces qui pèsent sur l’Algérie.
“Internet et les réseaux sociaux sont devenus des instruments incontournables (…) Malheureusement, ces espaces sont devenus un support que la cybercriminalité sous toutes ses formes a investi, servant les intérêts des personnes malveillantes et des organisations criminelles, cherchant à réaliser leurs objectifs illicites”. Les présents ont révélé que, durant l’année 2015, plus de 500 millions de personnes et 30 000 entreprises ont été victimes d’attaques, d’intrusions et d’espionnage. Les technologies qui s’incrustent, un peu plus chaque jour, dans la terminologie sécuritaire, ont poussé les services de sécurité à mener une cyberguerre sur la Toile infectée par toutes sortes de réseaux criminels, dont les cellules de soutien et de recrutement des terroristes au profit de la nébuleuse Daech. En ce sens, les experts ont estimé que “les terroristes maîtrisent mieux les réseaux sociaux que ceux qui les ont créés ! Ils exploitent toutes les technologies pour occuper plus d’espaces et mener des guerres psychologiques contre les gouvernants et les peuples. C’est de la même manière que les hackers mènent des opérations de grande envergure pour accaparer des capitaux dans les banques et des données secrètes des entreprises”. D’ailleurs, Menad Nouba n’a pas omis de souligner que le cyberespace est devenu le lieu privilégié pour commettre des méfaits. Il dira en substance que “les individus, les entreprises, les institutions de l’État sont victimes des cybermenaces, comme l’escroquerie, l’atteinte à la vie privée, la diffamation, le vol de données, les atteintes aux systèmes d’information et les infrastructures sensibles, les fraudes, le crime économique, l’espionnage économique et l’atteinte à l’ordre public”.
L’objectif du séminaire étant d’arriver à la coopération opérationnelle et l’échange d’expériences entre les pays participants, Menad Nouba a exhorté les experts et participants aux ateliers d’apporter à l’institution de la GN “les éléments dont elle a besoin pour affiner son plan d’action en relation avec  les questions de la cybersécurité”.
Aux yeux de l’orateur, l’Algérie est face à un combat et un exercice aussi difficile que cela puisse paraître. “Cette réalité nous interpelle. La Gendarmerie nationale a pris en charge cette problématique et a mis en œuvre tous les moyens d’investigations par une action préventive, mais aussi répressive.” Les travaux à huis clos des ateliers devront déboucher sur une série de recommandations à même de permettre à l’Algérie de mettre en œuvre une nouvelle gouvernance pour faire face notamment au cyberterrorisme et à l’espionnage.


FARID BELGACEM

 


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10 réactions
Universitaire le 25/05/2016 à 13h36

A mon avis, il faut faire une recherche bibliographique, si ce n'est pas de faire un Etat de l'Art sur la question. Effectivement les Algériens sont en retard. Il faut lire et beaucoup lire. Commencez par au moins: Thomas Gordon. Histoire des services secrets britanniques. Traduit de l'anglais par Mickey Gaboriaud. Nouveau monde édition. 2008. Déjà, en 1967 et par satellites, les USA savaient ce qui se passer dans les labos soviets, chinois, indous, pakistanais, etc.

dabbe2016 le 25/05/2016 à 16h40

Le plus grand péril que notre pays aura à affronter est la nouvelle stratégie du zonage que l’impérialisme vient d’adopter. C’est devenu plus rentable pour l’impérialisme, de détruire les États pour instituer des zones infra étatiques, des zones de pillage non étatisées, des zones ou n’existeront que des bandes armées. Med Belhoucine

dabbe2016 le 25/05/2016 à 16h41

L’impérialisme est revenu à sa logique naturelle, la logique de la bande, le gangstérisme criminel, avec la conquête et la défense des territoires où il a le monopole des affaires, des zones entières livrées aux gangsters et aux bandes. La mondialisation n’est rien d’autre que le déploiement du capitalisme de tout l’espace qui lui est ouvert. Mondialisation et Capitalisme ne sont pas séparables mais génétiquement liés, et ils progressent aujourd’hui de concert pour soumettre la terre entière.

dabbe2016 le 25/05/2016 à 16h41

En 1884-1885 les puissances impérialistes ont découpés l’Afrique et les colonies en morceaux qu’elles se répartissent sans nous consulter. L’impérialisme en tant que tel a-t-il disparu pour autant ? Non, il prend simplement des formes nouvelles, au colonialisme du partage a succédé l’anarchie du zonage. A l’intérieur des libertés nouvellement acquises des anciens colonisés, on a pratiqué le zonage.

dabbe2016 le 25/05/2016 à 16h42

Le zonage, c’est un ensemble de pratiques qui consistent à préempter des enclaves économiques stratégiques, en raison des ressources minières, forestières, agricoles, qu’elles offrent. Quand un Etat est susceptible de revendiquer sa part dans la zone qui lui revient (en Afrique, au Moyen Orient), on accélère sa dissolution, en finançant les rebelles armés, en fomentant et enflammant la résistance intérieure, pour déstabiliser ce pays.

dabbe2016 le 25/05/2016 à 16h43

Au final, le pillage systématique des ressources, qui passe par la création d’enclaves sécurisées, aboutit à un impérialisme plus retors et meurtrier, à un désordre généralisé qui précipite des pays entiers dans le chaos. Et de là, l’impérialisme va se servir à volonté comme il le désire. Dans ces enclaves dévastées, le capitalisme cherche à y installer un gangstérisme rentable, dans les territoires disséqués, c'est-à-dire dépecer les Etats, faire des accords avec les bandes armées,

dabbe2016 le 25/05/2016 à 16h44

...les minorités, les religions sans avoir en charge véritablement la gestion des États compradores, ni même devoir entretenir sur place, par la corruption, toute une clique de complices locaux dirigeants compradores qui profitent des fonctions qu’on leur a octroyées pour participer au pillage des richesses (ce cas est celui de Algérie).

dabbe2016 le 25/05/2016 à 16h45

Les compradores et les clients dirigeants leur coûtent chers, ils ont compris (les puissances impérialistes) qu’ils tirent mieux leur épingle du jeu quand ils sont en face à des centaines de groupes armés, compétiteurs, tiraillés et hostiles entre eux. Voilà le nouveau dessin. Mohamed Belhoucine

Universitaire le 26/05/2016 à 22h43

A mon avis, il faut lire dans l’ordre inverse du chronologique. 1. Jacques Attali. Demain qui gouvernera le Monde ? Hibr, 2011. 2. Yvonnick Denoel. Préface de Gordon Thomas. Le livre noir de la CIA. Les archives secrètes dévoilées. J’ai lu, Nouveau monde éditions, 2007. 3. Présenté par Alexandre Adler. Le Rapport de la CIA. Comment sera le monde en 2020 ? Traduit par Johan-Frédérik Hel Guedj. Robert Laffont, 2005 (Il est impératif de le lire ! Ce n’est pas de la philosophie)

Universitaire le 26/05/2016 à 22h45

4. Paul Watzlawick. La réalité de la réalité. Confusion, désinformation, communication. Traduit de l’anglais par Edgard Roskis. Editions du Seuil, 1984. Pour connaître nos origines 5. Charles-André Julien. Histoire de l’Afrique du Nord. Tunisie – Algérie- Maroc. Des origines à la conquête arabe (647 ap. J.C). Tome *. Deuxième édition revue et mise à jour par Christian Courtois. SNED. Alger, 1980. 6. Charles-André Julien. Histoire de l’Afrique du Nord. Tunisie – Algérie- Maroc. Tome2.

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