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Les spécialistes tirent la sonnette d’alarme

L’Algérie parmi les pays les plus touchés par les leishmanioses

L’auditorium du CHU Nedir-Mohamed de Tizi Ouzou a abrité, jeudi, la 8e journée de formation continue consacrée aux leishmanioses, organisée par la Société algérienne de parasitologie et mycologie médicale.
Ce fut là une bonne occasion pour les différents spécialistes en parasitologie de tirer la sonnette d’alarme sur la leishmaniose sous ses différentes formes et qui nécessitent des prises en charge adéquates.
Dans la wilaya de Tizi Ouzou, et durant l’année en cours, trois cas de leishmaniose viscérale ont été diagnostiqués au CHU de Tizi Ouzou, soit un bébé âgé de 16 mois, originaire de Béjaïa, un autre bébé de
21 mois, natif de Yakourène, qui a malheureusement succombé à la maladie, et, enfin, une femme de 50 ans, originaire d’Aïn El-Hammam, qui est toujours hospitalisée. En effet, selon les indications du Dr Abderrahim, la Kabylie reste un foyer endémique et les statistiques ne permettent pas de donner les chiffres exacts concernant les leishmanioses viscérale et cutanée qui sont les plus répandues dans la région, et d’insister sur la prévention, la seule manière, a-t-elle dit, de prévenir ces parasites, alors que le secrétaire général de la Société algérienne de parasitologie et de mycologie médicale, le Dr Abdelouahab, a tiré la sonnette d’alarme sur la leishmaniose, une maladie, dit-il, “mortelle”. “L’Algérie est classée parmi les six premiers pays au monde  touchés par la leishmaniose, en enregistrant  annuellement quelque 1 000 nouveaux cas, et malheureusement, nous n’avons pas une standardisation de la prise en charge de cette pathologie qui devait, en fait, être déjà éradiquée. Nous sommes encore à un stade où la maladie progresse, notamment dans sa forme viscérale, et on risque souvent, nous les médecins, de la confondre avec d’autres maladies”, dira notre interlocuteur, qui précisera que “la leishmaniose est un groupe de maladies parasitaires touchant plusieurs espèces animales qui portent des parasites et constituent plusieurs réservoirs difficiles à contrôler comme les rongeurs, les bovins, les insectes et même les chevaux”.
Le Dr Abdelouahab ajoutera que, face à cette situation, il est nécessaire d’informer et de former les médecins à maîtriser des protocoles de standardisation de la prise en charge de la leishmaniose, d’où l’objectif de cette journée d’étude.
De son côté, le professeur Bachi, de l’Institut Pasteur, a parlé des différents facteurs ayant entraîné la propagation de la leishmaniose en Algérie, à savoir la désertification des zones steppiques, le déplacement des populations de rongeurs vers des zones humides, l’impact des modifications de l’environnement et le mouvement des populations, tout en rappelant l’incidence de cette maladie qui est transmissible de l’animal vers l’être humain et qui est passée de 35.26 cas en 2009 à 58.93 cas en 2010 pour 100 000 habitants.
Et au Pr Bachi de révéler que “les chiffres du ministère de la Santé concernant cette maladie sont contradictoires”. et d’ajouter : “Nous sommes effarés par le nombre important de malades et nous n’avons pas encore de chiffres exacts sur cette grave maladie.”   

K. Tighlit


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