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Réalisation de 50 MWc en hybridation au sud du pays

L’Algérie veut préserver ses énergies fossiles

Une centrale électrique hybride. © D.R

Après la réalisation de 20 centrales photovoltaïques, d’une capacité de 343 mégawatts crête (MWc), réparties sur 14 wilayas, Sonelgaz se lance dans l’hybridation des sources de production électrique des sites isolés du Grand-Sud. 

Le groupe a confié dans ce cadre à sa filiale SKTM (Shariket el Kahraba wa el Taket el Moutadjadida) la réalisation de 50 MWc visant exclusivement l’hybridation des centrales diesel et turbines à gaz existantes dans le Grand-Sud algérien. L’objectif assigné à ce projet est la préservation des ressources fossiles par la réduction de la consommation du gasoil, la protection de l’environnement avec un impact sur les plans social et économique. Le projet prévoit la réalisation de centrales de production d’électricité photovoltaïque d’une puissance de 50 MWc avec contrôleur du système hybride, centrales diesel existantes/centrales solaires photovoltaïques, réparties en 5 lots situés à In Guezzam, Djanet, Bordj Badji-Mokhtar, Adrar, Béchar et Tindouf. Cinq soumissionnaires ont été retenus après l’appel d’offres national en EPC (étude et construction, exploitation et maintenance). Il s’agit des Sarl Honghai et Sinohydro, la Spa Solam Energy et Amc, la Spa Ammimer Energie, la Sarl Cegl et la Spa Etber ainsi que l’Etp Habbi Kouider. Avec la concrétisation de ce projet, la production à l’aide des énergies renouvelables sera estimée à 77 gigawatt/heure (Gwh) en moyenne annuelle. Il permettra également l’économie de 20 600 tonnes de gasoil annuellement. Il évitera en outre, 60 000 tonnes de CO2/an. Au pays “ce projet va permettre une réduction de près de 40% de la facture de gasoil utilisé pour la production de l’électricité dans les régions du Sud”, souligne le président-directeur général du groupe Sonelgaz, Chahar Boulakhras, lors d’un point de presse tenu à l’issue de la cérémonie de signature de contrats de réalisation avec les opérateurs sélectionnés organisée hier à l’Institut de formation en électricité et gaz (Ifeg), l’autre filiale de Sonelgaz. M. Boulakhras parle d’un gain de plus de 200 millions de dollars en fuel d’ici à 20 ans. Les 50 MWc projetés feront gagner plus de 14 millions de dollars que coûtent le gasoil et son transport vers les localités les plus éloignées et frontalières sur une distance de plus de 2 500 kilomètres au Sud. Le choix des entreprises réalisatrices n’est pas fortuit puisque, tel que l’explique le P-DG de Sonelgaz, elles sont en partenariat avec des opérateurs étrangers expérimentés qui ont déjà fait leurs preuves dans le domaine. “Nous avons voulu maintenir la dynamique et le succès enregistrés lors de l’implantation des 22 centrales avec des partenaires allemands et chinois de renommée mondiale”, affirme Chahar Boulakhras. “Avec ces partenaires nous bénéficierons d’un transfert et d’une maîtrise technologiques, d’une meilleure gestion du projet, de sa réalisation, de son exploitation…”, relève-t-il. Ce qui, par voie de conséquence, engendrera une meilleure maîtrise des coûts et tirera davantage vers le bas les prix de revient de l’électricité produite à partir des énergies renouvelables. Les industriels admis vont réaliser, avoue-t-il, des équipements algériens qui répondent aux normes requises en la matière et dans des délais impartis. “Nous sommes engagés dans une politique d’intégration nationale. Nous sommes en train de poser les premiers jalons visant l’intégration nationale dans les programmes futurs des énergies renouvelables”, tient à préciser le premier responsable de Sonelgaz. Les délais de 12 mois fixés pour la réalisation de ces unités doivent être respectés, déclare M. Boulakhras, afin d’éviter au pays la consommation excessive de gasoil utilisé pour la production de l’électricité dans ces contrées isolées du pays et préserver dans le même temps, les énergies fossiles pour les générations futures. L’Algérie, faut-il le rappeler, compte concrétiser un programme d’énergies renouvelables actualisé qui a pour objectif d’installer une puissance d’origine renouvelable de l’ordre de 22 000 MW à l’horizon 2030 destiné au marché national avec le maintien de l’option de l’exportation. Il est attendu à travers ce projet d’envergure, le développement de sources alternatives d’énergie et l’adoption d’un mix énergétique pour le moyen et le long termes. Notre pays dispose d’atouts non négligeables pour concrétiser cette ambition notamment ses potentiels solaire et foncier. En effet, la durée moyenne d’ensoleillement en Algérie est évaluée entre 2 600 et 3 500 heures/an. L’énergie moyenne reçue se situe entre 1 700 et 2 600 kwh/km2/an.   


Badreddine KHRIS   



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