Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de 11h (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

A la une / Actualité

Vacances, Aïd El-Adha et rentrée scolaire

L’Algérien face au cercle infernal des dépenses

Le pouvoir d’achat des ménages laminé par des dépenses qui n’en finissent pas. ©Yahia/Archives Liberté

Les ménages se voient contraints de prioriser les dépenses, sachant que leur pouvoir d'achat est déjà affecté par la forte dévaluation du dinar.

Le Ramadhan, l’Aïd el-Fitr, les vacances, les fêtes familiales de l’été, l’Aïd el-Adha et la rentrée scolaire, autant d’événements qui ne cessent de raviver la fièvre dépensière chez les ménages. D’ici à la fin de la saison estivale, les familles algériennes aux bourses moyennes  subiront une véritable saignée. Il est, en ce moment, difficile à un père de famille d’assurer à ses enfants, dans le même temps, des vacances, des affaires et des vêtements pour la rentrée des classes et la fête religieuse ainsi qu’un mouton pour le sacrifice ! C’est dire que les coïncidences événementielles se bousculent réellement devant le quotidien d’un chargé de famille, lui faisant traverser une période difficile.
Ce sont des “secousses sociales” qui ont pris au dépourvu les Algériens. Or, ces derniers devaient se préparer pour affronter cette étape de l’année afin de ne pas y laisser des plumes. Ils devaient en effet rationaliser leurs interminables dépenses. Pour faire face aux dépenses de l’Aïd et de la rentrée scolaire seulement, il faut au moins 100 000 DA à une famille composée de 5 membres (parents et trois enfants). Ce n’est pas le cas de la majorité des Algériens dont le salaire moyen avoisine les 30 000 DA. Cela dit, le père doit maîtriser les dépenses et gérer cette phase en fonction du budget à sa disposition. Le président de l’Association de protection des consommateurs (Apoce), Mustapha Zebdi, conseille d’ailleurs, ces familles dans ce sens. “Il faut que les gens se préparent de sorte à ce qu’ils évitent l’endettement ou le surendettement”, affirme-t-il. Et la hausse des prix qu’enregistre actuellement le marché des fruits et légumes et des produits agroalimentaires ne fait qu’envenimer davantage la situation. “C’est un facteur de frustration et de pression de plus pour les Algériens”, relève M. Zebdi. Ces familles doivent prioriser les dépenses étant donné que le pouvoir d'achat du simple citoyen est déjà affecté par la forte dévaluation du dinar. Ce qui signifie que les ménages ne disposent pas de beaucoup d’alternatives. Ils doivent choisir entre les achats de la rentrée scolaire ou l’acquisition d’un mouton pour l’Aïd. Sinon, effectuer les deux les contraindra inévitablement à un endettement auprès des proches ou à un achat par facilité à travers un paiement par mensualités. Certains observateurs avancent quelques statistiques illustrant l’éprouvante saison estivale que vit le ménage. Celui-ci a déboursé durant le mois de Ramadhan, avec les budgets spéciaux entre 50 000 à 130 000 DA. Pour ses vacances, le séjour lui coûté en moyenne 50 000 DA. La fête de l’Aïd sera marquée par l’achat du mouton dont le prix est estimé entre 40 000 et 60 000 DA ainsi que des habits. À cela, il y a lieu d’ajouter, les frais de la rentrée scolaire qui clôtureront tout un trimestre de dépenses. L’on cite les fournitures et les nouveaux vêtements pour chaque enfant, évaluées en moyenne, respectivement à plus de 3 000 DA et jusqu’à 5 000 DA.
Par ailleurs, les statistiques fournies récemment par l’ONS, (Office national des statistiques), évoquent au mois de juin dernier, une hausse de 0,4% des prix des biens manufacturés, dont les articles scolaires et d'habillement. En juin dernier, les tarifs pratiqués pour l'habillement-chaussures avaient enregistré une augmentation mensuelle de 1,3%. Le mois de juin dernier coïncidait avec l'Aïd el-Fitr, caractérisé par un rebond des prix des articles d'habillement. Rien n’écarte donc une autre hausse des tarifs de ces produits à l’approche de l'Aïd el-Adha et de la rentrée scolaire... Conséquence : le ménage algérien ne sortira pas de sitôt de ce cercle à la fois infernal et vicieux !

B. K.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER
Commentaires
1 réactions
amicool28 le 24/08/2017 à 9h26

bonjours; oui effectivement je suis seul salarier a la maison avec 3 enfants et ma femme et salaire de 28000da, alors comment faire. "rabbi iffaraje"

Commentaires
1 réactions