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A la une / Actualité

Étudiants algériens sans papiers en France

Lancement d’une campagne de parrainage

Les étudiants algériens en France, entre le marteau et l’enclume. © D.R.

L’opération, organisée par l’Union des étudiants algériens de France (UEAF), a reçu le soutien de plusieurs élus du département de Seine-Saint-Denis dans la région parisienne.

Une campagne de parrainage républicain d’étudiants sans papiers de l’université de Paris VIII a été lancée, hier, à la mairie de Saint-Denis, dans l’Île-de-France. À l’origine de cette initiative, l’Union des étudiants algériens de France (UEAF) qui a convaincu des élus municipaux et départementaux d’offrir leur protection symbolique à des étudiants qui n’ont pas encore régularisé leur situation administrative.
Une plateforme d’inscription a été ouverte avec le concours de l’Union nationale des étudiants de France (Unef).
Parmi les élus qui prennent part à l’opération, figurent Laurent Russier, maire de Saint-Denis, Peu Stéphane, député de la 2e circonscription de la Seine-Saint-Denis, Mme Silvia Capanema, vice-présidente du conseil départemental à la jeunesse, Mathieu Hanotin, conseiller départemental de Seine-Saint-Denis, Émir Deniz, conseiller régional d’Île-de-France, et les élus municipaux de la ville de Saint-Denis et de Plaine Commune. En se portant garants, les élus pourront aider de nombreux étudiants à avoir leurs papiers. Il y a quelques jours, Y. Samy, un étudiant algérien en 3e année de licence économie-gestion à l'université de Marne-la-Vallée, a failli être embarqué dans un avion en partance pour l’Algérie. Il a été arrêté en juin alors qu’il se rendait à un stage en entreprise.
Son titre de séjour a expiré en octobre 2017. Le 18 janvier dernier, il avait rendez-vous à la préfecture pour renouveler sa carte, mais n’a pas pu être présent à cause d’un examen universitaire qu’il devait passer à la même date. En dépit de ses nombreuses tentatives sur internet et à la préfecture, l’étudiant n’a pas été en mesure de prendre un autre rendez-vous. Il a passé 28 jours en centre de rétention administrative, avant d’être libéré grâce à la mobilisation de l’UEAF et de l’Unef.
Ce n’est pas la première fois, d’ailleurs, que les deux organisations portent secours à des étudiants menacés d’expulsion. En mars dernier, elles avaient tenu un rassemblement devant la préfecture de Bobigny pour réclamer plus de justice et d’attention dans le traitement des demandes de régularisation des étudiants.
L’administration s’est depuis engagée à réexaminer les dossiers qui appartiennent à des individus qui ont fait une bonne partie ou l’ensemble de leur cursus universitaire en France. Souvent, les étudiants algériens en situation irrégulière sont arrivés en France avec des visas touristiques. Ils se sont par la suite inscrits dans des universités, en pensant qu’ils pouvaient par ce moyen obtenir un titre de séjour.
Or, le chemin d’une possible régularisation est balisé par Campus France (l’Agence française pour la promotion de l’enseignement supérieur, l’accueil et la mobilité internationale) qui prend en charge l’ensemble des formalités et le processus d’inscription.
Le cas des Algériens est rendu plus compliqué par l’accord de 1968 sur la mobilité des personnes entre la France et l’Algérie et qui ne permet pas aux étudiants algériens de changer facilement de statut à la fin de leurs études. Les clauses contraignantes de cet accord ont été mises en relief, il y a quelques mois, par l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE).
Il est à noter que l’université de Paris VIII a déjà été impliquée dans des opérations de parrainage d’étudiants sans papiers.
Cet établissement, où 25% des inscrits sont étrangers, a organisé des initiatives similaires en collaboration avec le Réseau des universités sans frontières, une ONG d’aide à l’intégration des étudiants en situation irrégulière.


S. L.-K.


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2 réactions
Brahms le 07/07/2018 à 13h32

C'est contre productif tout ça. L'étudiant algérien qui vient faire ses études en France doit repartir dans son pays dès le diplôme en poche. Or, la plupart se marient, fondent un foyer et au final restent sur le territoire français en essayant de changer de statut. La combine est bien ficelée et sur la longueur c'est l’État algérien qui se retrouve démuni (perte de temps à former en Algérie pendant 20 à 25 ans, devise dilapidée inutilement, compétence restant à l'étranger).

Brahms le 07/07/2018 à 13h37

Après leur cursus, ces jeunes algériens veulent rester en France pour ramasser de l'euro afin de faire le change parallèle en Algérie mais au final, ils vont rester comme les anciens 10,20,30,40 ans à faire des va et vient dans les avions ou bateaux en pensant développer leur pays en restant à l'étranger. En réalité, ils laissent leurs places aux migrants africains, aux trafiquants qui viennent saboter le pays.

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