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installation des commissions de révision du fichier électoral

L’Anie contrainte à l’illégalité

Abdelhafid Milat, vice-président de l’Anie, hier, au forum d’“El Moudjahid”. © D.R.

L’Autorité nationale indépendante des élections (Anie) a reconnu, hier, l’existence d’imperfections dans le processus électoral mis en place en prévision du scrutin présidentiel du 12 décembre prochain. 

Le vice-président de l’Autorité, Abdelhafid Milat, a, en effet, admis que la révision des listes électorales se fait en l’absence des permanences de l’Autorité dans les wilayas, et dont l’installation se fera dans les prochains jours, a-t-il affirmé hier lors de son passage au forum d’El Moudjahid. L’Autorité a, ce faisant, procédé à l’installation directe des commissions communales en violation de la loi qui confie l’opération aux permanences des wilayas, elles aussi non encore installées. Le vice-président de l’Anie a, en abordant la question, commencé à bafouiller, avant l’intervention de son collègue Bekkat Berkani pour rectifier le tir, et de reconnaître l’existence de ces “imperfections”. Mise au pied du mur après la fixation de la date de l’élection présidentielle pour le 12 décembre prochain, qui est un temps assez court pour mener à bien sa structuration ou la mise en place de ses démembrements dans les wilayas et les communes, l’Anie s’est finalement résignée à parer au plus pressé. Lancer l’opération de révision exceptionnelle des listes électorales en procédant à la désignation de trois électeurs au hasard. Les commissions locales pourront attendre, alors, a-t-on décidé, sans réfléchir au préjudice moral de l’opération de révision qui a acquis un caractère illégal, tout comme la situation juridique que prendra l’opération des révisions. Mais, on n’en est pas à la première entorse à la loi, peut-on affirmer sans risque de se tromper, quand on sait que l’Autorité d’organisation des élections est, elle-même, non conforme à la Constitution qui prévoit plutôt la Haute instance indépendante de surveillance des élections (Hiise). Cela au moment où certains chefs de partis, qui se sont saisis du sujet, ont même conclu qu’il était “impossible juridiquement et techniquement d’organiser les élections” dans les conditions actuelles. Ainsi, en prévision du scrutin présidentiel, une révision exceptionnelle des listes électorales est ouverte depuis le 22 septembre dernier et sera clôturée dimanche prochain comme le stipule le décret présidentiel signé le 15 septembre par le chef de l'État, Abdelkader Bensalah. Mais, la révision n’est pas réalisée par l’Autorité de Mohamed Charfi, mais par l’administration. Ce qu’avaient dénoncé certains de ses membres, à l’instar du journaliste Hafanoui Ghoul. “L’administration tente de désigner et d’imposer ses éléments dans les commissions électorales”, a-t-il dénoncé dans un post publié sur facebook.
“C’est l’administration qui réalise l’opération de révision du fichier électoral”, a dénoncé un autre membre de l’Autorité. Ils considèrent que “le fait que c’est l’administration qui reprend cette opération importante dans le processus électoral, c’est une prérogative de l’Autorité qui est remise en cause”.
Par ailleurs, et concernant le refus des présidents d’Assemblées populaires communales d’encadrer l’opération électorale, le vice-président de l’Anie a affirmé que leur nombre est minime et représente moins de 5%, soit 71 sur les 1 541 présidents d’APC à l’échelle nationale. Abdelhafid Milat a indiqué, en outre, que le traitement des dossiers de candidature, notamment la vérification des formulaires, se fera à l’aide de nouvelles technologies.
 

A. R.


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