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A LA UNE / Actualité

Développement des énergies renouvelables

Larges prérogatives pour le ministère de l’Énergie

La stratégie du gouvernement enfin définie. © D.R.

Pour la première fois, dans l’organigramme de ce département, figure une direction dédiée aux énergies renouvelables.

Le gouvernement a tranché : le ministère de l’Énergie aura de larges prérogatives dans la conduite du programme des énergies renouvelables, au détriment du département environnement et énergies renouvelables. C’est ce qui  ressort du décret paru dans le dernier Journal  officiel fixant les attributions du ministère de l’Énergie en matière de développement des énergies renouvelables. Parmi ces attributions, citons la promulgation de la réglementation ou des réglementations régissant ce domaine, le pilotage du développement de la production électrique à partir des énergies renouvelables. Pour la première fois dans l’organigramme de ce département, figure une direction dédiée aux énergies renouvelables.
Nous n’assisterons donc pas à une véritable division du travail entre les deux ministères précités. Le ministère de l’Environnement et des Énergies renouvelables se verra confier un rôle secondaire dans le développement des énergies renouvelables.
Ce texte arrive donc à point nommé. Il clarifie les choses en matière de développement des énergies renouvelables. Le principal pilote est le ministère de l’Énergie. Il sera donc le premier responsable du succès ou de l’échec du programme de développement des énergies renouvelables. Pour l’instant, ce programme entamé en 2011 et réactualisé en 2015, connaît un important retard. À tel point que l’Algérie qui était parmi les pays les plus avancés en Afrique dans le domaine, est classée, aujourd’hui, 18e dans le continent. Le ministère de l’Énergie avait projeté de lancer un appel d’offres portant réalisation de centrales photovoltaïques d’une capacité de 4 000 MW en 2017. Cet appel à investisseurs a été reporté. Interpellé sur le sujet, le ministre de l’Énergie avait répondu que son département est en train de plancher sur la meilleure démarche pour lancer le processus : confier le gros du programme à Sonatrach-Sonelgaz en partenariat avec de grands noms de l’industrie du renouvelable ou attribuer à des petites et moyennes entreprises privées locales l’essentiel des projets. En fait, ce glissement dans les délais qui retardent la transition énergétique, résulte de divergences au sommet sur l’orientation à prendre sur le choix des entreprises à impliquer dans le processus. La prise de conscience de la nécessité de prioriser les entreprises locales, quitte à les associer à des partenaires étrangers, fait son chemin. Il s’agit aussi de favoriser l’émergence sur place d’une industrie des équipements destinés à la filière photovoltaïque, l’éolien...
Enfin, dans la situation actuelle de l’Algérie  face au manque de ressources financières, se pose, avec acuité, la problématique du financement de ce programme. Il semble que le gouvernement soit tenté d’éviter le financement du programme par concours budgétaires. Il privilégiera, sans doute, la mobilisation de ressources financières privées conjuguées aux crédits bancaires. Mais là, la situation de réduction des liquidités au niveau des banques, risque de ne pas faciliter les choses. L’alternative pourrait être les fonds dégagés par la communauté internationale pour lutter contre les changements climatiques. Mais, là aussi, il faut présenter de bons projets dans ce domaine. On n’en est pas encore à ce stade.


K. Remouche

 


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