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Abderrezak Makri, président du MSP

“L’armée n’a pas à contrôler les affaires politiques”

© Louiza Ammi. liberté

Dans sa réaction aux propositions du MDN relatives à l’application des articles 7, 8 et notamment, 102 de la Constitution, le président du Mouvement de la société pour la paix, (MSP), a mis en garde, hier, contre le contrôle des affaires politiques par l’armée. “Nous sommes contre le contrôle des affaires politiques et des élections par l’institution militaire”, a-t-il écrit dans un long post aux messages plutôt subliminaux, publié, hier sur sa page Facebook. Ceci tout comme il s’oppose au supposé retour sur le devant de la scène de l’ancien DRS qu’il désigne par “l’État profond”, soit le même vocable utilisé récemment par l’ex-SG du FLN, Amar Saâdani. “Nous sommes contre le retour de l'État profond qui ravage le pays depuis de nombreuses années, fondateur de la fraude  électorale. Cet État profond qui a, par ailleurs, opprimé les hommes intègres, combattu les partis sérieux et les militants, détruit la société civile et corrompu les institutions médiatiques”, a-t-il écrit, non sans se déclarer, en revanche, plutôt favorable à l’institution militaire dans le cas où elle respecterait ses missions constitutionnelles. “Nous soutenons l’armée en tant qu’institution constitutionnelle qui respecte ses missions constitutionnelles. Dans ce cadre, nous sommes prêts à accompagner l’institution militaire dans la recherche d'une solution de sortie de crise, d'un consensus national et d'une transition démocratique pacifique, mais sans contrôle du pouvoir politique par les militaires” a-t-il mentionné. Il se déclare, de ce fait, “contre les menaces planant sur la stabilité du pays, l’unité nationale et contre les complots visant l’institution militaire d’une quelconque façon, peu importe leurs auteurs”. Et d’ajouter  : “Nous sommes également contre son implication dans les conflits politiques et contre l’affaiblissement de l’immunité nationale sous aucun prétexte.” Ceci tout comme il se dit hostile à toute ingérence étrangère, citant la France et les pays arabes qu’il accuse de “pro-sionistes”. “Nous sommes contre l’ingérence de la France dans nos affaires et son exploitation de nos richesses et contre ses relais et agents mais aussi contre l’ingérence des États arabes voleurs et sionisés lesquels ne causent que destruction dans le monde arabe.” Il dit, en revanche, que son parti reste solidaire avec le mouvement populaire et partage ses revendications pour dégager le système incarné par le président Bouteflika. “Nous sommes aux côtés du mouvement populaire pour la concrétisation de la volonté du peuple. Nous partageons les revendications populaires visant à mettre fin à l’ère de Bouteflika avec ses symboles, ses hommes d’affaires, ses réseaux, ses clients et ses relations douteuses ainsi que ses effets dévastateurs sur l’économie, les richesses du pays, les institutions, l’identité et les valeurs”, a-t-il écrit.
 

F. A.


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