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A la une / Actualité

Tizi Ouzou

L’association des bijoutiers interpelle le DG de l’artisanat

L’association des artisans bijoutiers “Azzal nwezraf” de Tizi Ouzou interpelle, à travers un courrier, le directeur général de l’artisanat, ainsi que le ministre du Tourisme et de l’Artisanat au sujet des contraintes auxquelles ils sont confrontés. En effet, ces artisans estiment que leur métier est “aujourd’hui menacé de disparition, et ce, à cause de plusieurs problèmes dont le principal est l’absence du métal d’argent fin qui constitue notre principale matière première”. Selon les explications des concernés, cette matière est de nouveau introuvable sur le marché depuis deux mois. “Et malheureusement, cette déplorable situation n’est pas nouvelle, étant donné que nous l’avons déjà vécue plusieurs fois par le passé et la dernière pénurie remonte à la période allant de décembre 2013 au début de l’année 2017 !”, ont-ils affirmé. Et d’ajouter : “Notre pays ne dispose, malheureusement, pas de mines d’argent dont l’exploitation pourrait satisfaire nos besoins, et donc l’approvisionnement en cette matière est fatalement tributaire de son importation.” L’association Azzal nwezraf  insiste, par ailleurs, sur la nécessité de faire appel à des “fournisseurs légaux”, car, est-il souligné, “les réseaux qui alimentent le marché parallèle sont, eux, toujours en activité sans que personne ne daigne leur demander des comptes. Pis encore, ces derniers profitent des blocages inexplicables et impromptus dont souffrent les canaux d’approvisionnement légaux pour se renforcer et nous obliger, pour éviter la fermeture pure et simple de nos ateliers, à acheter leurs produits à plus de 112 000 DA le kilogramme, alors que son prix à la Bourse a baissé par rapport à la fin de l’année 2017, lorsque nos fournisseurs légaux le proposaient à environ 90 000 DA le kg”. Pour ces artisans, “l’arrêt inopiné de notre approvisionnement en matière première survenu à la fin de l’année 2013 semble avoir été dicté par une volonté de mettre fin à certaines irrégularités constatées dans les opérations d’importation et de distribution de ladite matière, mais il se trouve que c’est d’abord nous, les petits artisans installés légalement et exerçant notre activité en toute transparence, qui avons subi les conséquences en faisant face seuls à l’absence de la matière nécessaire à notre activité”. En dernier, ces artisans bijoutiers, gardiens d’un métier séculaire, évoquent certains manquements dont l’introduction sur le marché national de produits contrefaits, l’absence de lieux dédiés à la commercialisation des produits, l’absence de label définissant clairement les bijoux traditionnels, ainsi que les contraintes administratives auxquelles ils sont confrontés. Pour rappel, en février dernier, l’association des bijoutiers d’Ath Yenni avait organisé une rencontre de deux jours placée sous le thème “Le bijou n’Ath Yenni, un patrimoine et un savoir-faire. Entre déclin et dynamique économique : quelles perspectives ?”
Il était question, durant ces deux jours, d’élaborer un plan de travail et d’apporter des recommandations portant sur la levée des contraintes bureaucratiques et l’accompagnement des bijoutiers dans la prise en charge et la consolidation de leur activité, et ce, en améliorant l’environnement institutionnel en lien avec l’exercice de l’activité.

K. Tighilt


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