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A la une / Actualité

Sellal, en visite dans la wilaya de NaÂma, rassure

“Le barrage de Tichy Haf n’est pas pollué”

L’apparition d’odeurs et de goût inhabituels au niveau du barrage de Tichy Haf à Béjaïa n’a pas laissé insensibles les élus locaux de la Soummam qui ont évoqué la pollution des eaux dudit barrage. Le ministre des ressources en eau s’est voulu rassurant en réfutant toute idée de pollution des eaux du barrage Tichy Haf.
Un dossier qui a suscité un débat à l’APW de Béjaïa par les élus locaux qui ont interpellé le directeur de l’hydraulique de la wilaya, suite aux différentes plaintes de citoyens qui ont constaté un goût anormal des eaux et de mauvaises odeurs qui se dégageaient du barrage de Tichy Haf, nouvellement mis en service. “On dirait de l’eau stagnée”, déploraient les habitants. La visite de travail du ministre Sellal dans la wilaya de Naâma fut une occasion pour balayer toute équivoque quant à la pollution du barrage. “Les eaux du barrage de Tichy Haf sont tout à fait propres à la consommation. j’ai moi-même bu de cette eau.”
Pour Sellal, aucune personne n’a été admise à l’hôpital à cause de l’eau du barrage de Tichy Haf. “Aucun cas d’hospitalisation n’a été enregistré comme conséquence à la consommation de ces eaux.” le ministre ira jusqu’à expliquer l’origine de ces odeurs. Il a estimé qu’il s’agit d’eutrophisation du milieu aquatique du barrage, du fait que ses eaux ne soient utilisées qu’après deux ou trois années de son remplissage. Sellal a estimé que la source de ces odeurs provient d’un apport excessif de substances nutritives, faisant allusion à l’azote, qui proviennent des terres proches du barrage, notamment de Bougaâ dans la wilaya de Sétif. Néanmoins, le ministre a indiqué que dès l’apparition des premières odeurs, une équipe de l’Agence nationale des ressources hydrauliques a été mobilisée sur place pour traiter les eaux du barrage avec du charbon actif en attendant les explications des experts. Pour Sellal, tous les moyens sont réunis, notamment avec la mise en place d’une station de traitement des eaux du barrage où des algériens travaillent en étroite collaboration avec des Italiens et contrôlent régulièrement la bonne qualité ces eaux. Un responsable du ministère a, pour sa part, expliqué que l’assiette du barrage de Tichy Haf n’aurait pas été déboisée avant son remplissage et c’est cette végétation, une fois inondée par la montée des eaux, qui s’est naturellement décomposée pour libérer un composé chimique appelé le sulfure d’hydrogène (H2S), responsable de l’odeur désagréable des eaux du barrage de Tichy Haf.
Sur un autre registre, le ministre a fait état d’un autre projet, à l’étude actuellement, portant sur le transfert des eaux de Oued Namous (Béchar) vers la daïra d’Aïn Sefra, outre le projet portant transfert des eaux à partir de la nappe de Ouargla à destination des wilayas de Biskra et Batna. M. Sellal s’est également enquis des opérations achevées ou en cours de réalisation de galeries, des avaloirs, des bassins de captage et la correction des cours d’eau pour protéger la ville des crues d’inondations provenant notamment de Djebel Antar.