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Le directeur de l’Administration pénitentiaire au ministère de la Justice l’a déclaré hier

Le bracelet électronique en vigueur dès fin novembre

Travaux du séminaire sur la coopération algéro-européenne dans le domaine pénitentiaire. ©APS

L’objectif recherché par l’instauration de cette méthode de contrôle des détenus libérés est de permettre une meilleure réinsertion sociale des concernés ainsi que leur réhabilitation.

Annoncé depuis quelques années — son lancement a été ajourné à plusieurs reprises —, le bracelet électronique, conçu pour le contrôle et le suivi à distance des détenus libérés de la prison, devra enfin arriver en Algérie vers la fin du mois prochain.
C’est du moins ce qu’a déclaré, hier, en marge du séminaire sur la coopération algéro-européenne en matière pénitentiaire, Mokhtar Felioune, directeur général de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion. “Le bracelet électronique entrera en vigueur d’ici à la fin du mois de novembre prochain. Il sera généralisé à l’ensemble des détenus dont la peine est égale ou inférieure à trois ans ainsi qu’à ceux à qui il reste moins de trois mois de prison”, a affirmé M. Felioune, précisant que la procédure concerne, cependant, uniquement les délits les moins graves. L’objectif recherché par l’instauration de cette méthode de contrôle des détenus libérés, explique-t-il, est de permettre une meilleure réinsertion sociale des détenus ainsi que leur réhabilitation. Il souligne à ce titre, que les détenus accusés de délits plutôt mineurs pourraient même bénéficier d’un casier judiciaire vierge. Le séminaire, intitulé “Algérie-Europe, dix ans de coopération en matière pénitentiaire : bilan est perspective”, a été, par ailleurs, l’occasion pour M. Felioune de présenter le bilan de la réforme pénitentiaire engagée, depuis 2008, avec l’appui de l’Union européenne. Cette réforme, rappelle-t-il, se décline en deux programmes distincts, à savoir celui concernant l'appui de la réforme pénitentiaire en Algérie allant de 2008 à 2014 et l’autre qui a trait au jumelage institutionnel entre les administrations pénitentiaires algérienne, française et italienne. Ces deux programmes, essentiellement financés par l’Union européenne à hauteur de près de 15 millions d’euros, selon M. Felioune, comportent plusieurs axes dont la réinsertion, la formation des personnels ou encore l’informatisation et la numérisation des documents administratifs. Des réformes saluées dans leur globalité, à l’occasion, par le chef de la délégation de l'Union européenne en Algérie, John O'Rourke, qui évite, toutefois, habilement, de commenter les rapports établis par différents organismes étrangers, souvent accablant l’Algérie en matière pénitentiaire et des droits de l’Homme en général. À la veille de la Journée internationale contre la peine de mort, le chef de la délégation européenne ne manque pas de féliciter l’Algérie d’avoir décrété, depuis 1993, le moratoire sur cette peine suprême. Selon lui, la mise en place, entre autres, d’un système pénitentiaire adéquat, fait partie des instruments et de l’arsenal nécessaire et serait déjà un bon signe pour arriver éventuellement un jour à l’abolition de la peine de mort en Algérie.

Farid Abdeladim



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