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A la une / Actualité

Censure du film “Ben M’hidi”

Le café littéraire de Béjaïa dénonce

L’interdiction de la projection en Algérie du film “Ben M’hidi”, du réalisateur Bachir Derraïs, constitue “une grave entrave à la liberté de création”, a déploré hier le Café littéraire de Béjaïa (CLB), estimant qu”“empêcher un créateur de créer et diffuser son œuvre est le pire crime que l’on puisse commettre à son égard et à l’égard de la culture en général”. Dans une déclaration rendue publique hier, les animateurs dudit café littéraire soutiennent que “les autorités auraient sans doute aimé voir un film sur Larbi Ben M’hidi plat, sans profondeur, et qui ne montrerait pas tous les aspects, notamment politiques, liés à la guerre d’Algérie”. Pour eux, l’occultation de certaines réalités liées à “la lutte des clans, aux divergences idéologiques, que le pouvoir continue de taire et de cacher aux générations d’après-guerre, vise un objectif cher aux régimes totalitaires : falsifier l’histoire de sorte qu’elle serve de moyen de légitimation de l’idéologie officielle”. Face à cette loi de l’omerta qui s’abat à chaque fois sur toute œuvre culturelle, artistique ou littéraire échappant au contrôle de l’État, les membres du café littéraire de Béjaïa interpellent les consciences non seulement des cinéastes, mais aussi des acteurs de la société civile, des responsables de partis politiques, des militants associatifs et autres intellectuels, en vue de dénoncer cette énième interdiction. “Cette interdiction, nous devons la dénoncer avec force. Les cinéastes ne devraient pas se débiner face à une ignominie qui s’en prend à leur art et leur inaliénable liberté de création. La société civile, partis, associations, élite intellectuels… devraient monter au créneau et s’en prendre à toute censure que le pouvoir érige en règle en toute impunité”, note-t-on dans ladite déclaration. Avant de conclure en ces termes : “Nous ne devons pas accepter que des recours aux interdictions d’œuvres artistiques par des censeurs officiels soient toujours en cours dans notre pays.”


Kamel ouhnia


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