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A la une / Actualité

M. Dahmani, CES au Cabinet du ministre de l'Intérieur et des Collectivités Locales, directeur national du projet CapDel,

“Le CapDel implique des changements dans la gestion de la commune”

© S. H. Liberté

Liberté : Quelles sont les attentes à moyen et long termes du MICL pour les communes- pilotes du CapDel ?
Mohamed Dahmani : À la clôture du programme en 2020, nous escomptons que les dix communes-pilotes se seront approprié l’approche modèle du CapDel, basée sur la participation des acteurs de la société civile au processus de prise de décision au niveau communal, dans le cadre d’une gouvernance locale concertée. Ils auront, d’ici là, développé une vision partagée de leur territoire et des enjeux de son développement ; ils auront élaboré ensemble, acteurs institutionnels et de la société civile, un plan communal de développement (PCD), comme ils auront réalisé dans le cadre de cette planification stratégique des projets prioritaires dont ils auront évalué ensemble l’impact et le niveau de rendement. C’est à travers ce processus, qui va de la phase du diagnostic objectif de la commune jusqu’à la mise en service du projet local d’intérêt général, que le CapDel ambitionne à moyen terme que les acteurs pourront reproduire par eux-mêmes ce cycle entier.

Sur quels critères ont été choisies les dix communes qui serviront de modèles par la suite au reste des collectivités locales ?
Vu la vaste étendue et les richesses de notre territoire national, vous devinez bien que le choix n’a pas été facile. Il nous fallait, à travers une dizaine pour une maîtrise du programme, sélectionner un échantillon de communes-pilotes. Nous avons choisi des communes représentatives au plan naturel et géographique, culturel et patrimonial, de la vocation économique.... Nous avons pris des communes côtières (Ghazaouet et Tigzirt) ; montagneuse (Ben Maouche) ; des communes des Hauts-Plateaux et de la steppe (Messaâd, Babar) et du grand Sud (Timimoun, Djanet). Il y a des communes qui font face à des défis liés à l’expansion urbaine effrénée et non maîtrisée (El-Khroub avec la nouvelle ville de Ali-Mendjeli), d’autres avec un patrimoine culturel, matériel et immatériel, à même de constituer un vecteur du développement économique à travers le développement de tourismes culturel, naturel et agro-pastoral, Djemila avec son site du patrimoine mondial, Timimoun et Djanet avec leurs architectures vernaculaires et leurs savoir-faire ancestraux, Messaâd avec ses étendues steppiques et son artisanat remarquable...

À quelles contraintes risquez-vous d'être confrontés dans l'exécution de ce projet ?
Ce n’est pas à des contraintes que nous serons confrontés mais plutôt à de grands défis qui constituent d’ailleurs pour nous une source d’une grande motivation pour la conduite de ce projet ambitieux. Rappelons tout d’abord que le CapDel est un projet stratégique et structurant pour l’État algérien. Il bénéficie du soutien des plus hautes autorités du pays et il est porté par le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire et par les autorités locales concernées. C’est un projet  qui implique un long processus de transformation, de changement dans les mentalités, dans la culture politique locale et dans la manière de gérer nos communes. Ses résultats ne seront visibles qu’à moyen et long termes, alors que les besoins et les préoccupations des citoyens en matière de services publics modernes et efficaces, d’environnement, de santé et de développement économique sont immédiats. Enfin, comme tout projet qui vise une amélioration de la gestion d’un territoire local, nous serons également confrontés à d’autres défis liés aux problématiques d’articulation entre les différents niveaux de gouvernance : commune, daïra, wilaya et administrations centrales.


S. H.

 


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