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A la une / Actualité

Il tiendra son 8e congrès en octobre en Tunisie

Le CMA dénonce le rétrécissement des libertés en Algérie

Le Congrès mondial amazigh tiendra son 8e congrès du 26 au 28 octobre prochain à Tunis avec la participation de nombreuses associations, des membres fondateurs, d’observateurs, de personnalités du monde amazigh, de plusieurs organisations de la société civile, d’avocats et d’experts onusiens, a annoncé hier Kamira Aït Sid, la présidente de cette ONG, au cours d’un point de presse animé à Tizi Ouzou. “Le CMA a choisi la Tunisie pour apporter son soutien aux militants et associations amazighes tunisiennes et aussi pour dénoncer le gouvernement tunisien qui reste sourd aux revendications de reconnaissance de l’identité, de la culture et de la civilisation amazighes ainsi que de leurs droits socioculturels”, a-t-elle expliqué, avant de dénoncer au passage la persistance du pouvoir algérien à refuser la tenue du congrès du CMA sur le territoire algérien. À l’occasion de ce point de presse, les représentants de cette ONG spécialisée dans la défense et la promotion des droits et des intérêts, entre autres, politiques, économiques, sociaux, culturels et linguistiques des Amazighs ont profité pour dénoncer les pratiques qu’ils qualifient de “répressives et innommables ainsi que les graves atteintes aux droits de manifester, de se réunir, de créer des associations et des syndicats en Algérie”. “Nous dénonçons le rétrécissement des libertés individuelles et collectives des Amazighs en Algérie où le pouvoir agit constamment en violation des lois qu’il a lui-même édictées”, a dénoncé Hocine Azem, vice-président du CMA pour la Kabylie, avant d’énumérer certaines de ces violations comme le refus d’accorder l’agrément à des associations amazighes sans même leur notifier ce refus et la répression pratiquée même lorsqu’il s’agit de manifestations pacifiques. Pour sa part, le vice-président pour la diaspora, Rabah Issadi, a dénoncé le déni de droit à l’encontre des militants qui sont interdits d’obtention d’un passeport algérien. “C’est plus que de la répression, c’est un déni de droit. À travers ce refus, c’est le droit d’être Algérien qu’on leur refuse, faisant d’eux des apatrides et tendant ainsi la perche à ce que leur question soit posée devant l’ONU”, a-t-il déclaré. Abordant la question de tamazight, les membres du CMA ont déploré que “sa reconnaissance soit restée au stade formel et sans aucun prolongement concret, notamment dans le domaine de son enseignement et de son introduction dans les institutions”. “Ce que le pouvoir appelle des mesures n’est en fait que des diversions. Son but n’est que de soustraire tamazight de la revendication politique. Preuve en est, elle ne figure pas parmi les constantes nationales, donc son officialisation n’est pas irréversible, puis il n’y a toujours pas de loi organique et son enseignement est toujours optionnel. Elle subit donc toujours le même ostracisme”, ont analysé les membres du CMA.

Samir LESLOUS


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