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A LA UNE / Actualité

Le syndicat dénonce “la fermeture des portes du dialogue avec le ministère”

Le Cnapeste décide de poursuivre sa grève illimitée

Messaoud Boudiba, porte-parole du Cnapeste. ©D. R.

Le porte-parole du syndicat soutient mordicus que la démarche de son organisation, notamment le préavis de grève, était conforme à la loi.

Le Conseil national autonome des personnels de l'enseignement du secteur ternaire (Cnapeste) a annoncé la poursuite de la grève illimitée entamée le 30 janvier, en dépit de la décision du tribunal administratif jugeant illégale son mouvement de protestation. Le porte-parole du syndicat, Messaoud Boudiba, a, dans une déclaration, indiqué : “Nous avons décidé de poursuivre la grève illimitée après la fermeture des portes du dialogue avec le ministère”, et ce, jusqu’au règlement de nos problèmes.
Commentant la déclaration de la ministre de l'Éducation nationale, Nouria Benghabrit, faite à partir de Ghardaïa, au sujet de la décision de la justice sur l’illégalité du mouvement de protestation et la nécessité de sa suspension, Boudiba a soutenu mordicus que la démarche de son syndicat, notamment le préavis de grève, était conforme à la loi.
En revanche, le responsable du Cnapeste s’est interrogé sur les fondements de la déclaration de la ministre. “Sur quoi se basait-elle pour indiquer que notre grève était illégale ? Jusqu’à maintenant, nous n’avons aucune information à ce sujet, on n’a reçu ni convocation ni notification du jugement de la justice”, ceci d’une part, et d’autre part, “je pense que la légitimité de notre mouvement est sur le terrain à travers les assemblée générales tenues par les enseignants à travers les 48 wilyas”. Il a accusé le ministère de tutelle d’œuvrer au pourrissement de la situation, à travers les déclarations relatives à l’illégalité de la grève “illimitée”, indiquant que “la loi ne stipule en aucun cas que la grève doit être limitée à un nombre restreint de jours, et que cette forme a été appliquée par le passé sans que l’on trouve à redire à ce sujet”. Il a estimé qu’au lieu d’aller à des déclarations de nature à envenimer la situation, notamment sur la prise de mesures destinées au remplacement des enseignants, la tutelle aurait dû engager le dialogue, alors qu’elle a eu tout le temps pour l’arrêt du mouvement de protestation à travers le dialogue avec le syndicat. En réponse à une question sur le taux de suivi de la grève, Boudiba a estimé que le mot d’ordre de grève du syndicat a eu un “large écho sur le terrain”, comparable à celui de la veille où il a atteint des taux records, notamment dans les wilayas de Batna avec un taux de 81,45% et à Oran où l’on a fait état également d’un suivi historique de 83%, ainsi que dans d’autres wilayas comme Boumerdès, Béjaïa, Blida, Constantine, Ghardaïa et Laghouat, Tlemcen, Bouira, Annaba, Batna, Algérie-Est et Ouest. Et le responsable du Cnapeste de rappeler les objectifs de son mouvement, à savoir la mise en œuvre du contenu des accords signés avec le ministère, notamment en ce qui concerne la régularisation de la situation des personnels dans les postes appelés à disparaître, ainsi que la revalorisation des primes du travail au Sud, en plus de l’octroi de logements et des promotions aux enseignants.
Benghabrit a déclaré lors d'une conférence de presse tenue mardi à Ghardaïa que son département ministériel a fait “des efforts significatifs pour résoudre les problèmes” et d'autres préoccupations des syndicats du secteur. “Nous étions et nous sommes totalement disponibles pour répondre aux doléances réglementaires des travailleurs et syndicats de l’éducation et les portes du dialogue civilisé sont toujours ouvertes”, a-t-elle souligné, précisant avoir demandé aux responsables du Cnapeste de suspendre la grève illimitée avant d’entamer un dialogue serein. “Nous sommes prêts à répondre à toutes les doléances réglementaires”, a-t-elle-dit.

A. R.
amar.rafa@liberte-algerie.com
 


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1 réactions
yanis le 01/02/2018 à 14h33

" le préavis de grève" dans la forme est accepté mais dans le fond il est rejeté.faut pas sortir de ....., pour comprendre la réponse du tribunal compétent et non mettre sur le dos de la justice ce refus de cette grève corporatiste dont le motif véritable c'est de se voir comme par le passé récent le paiement des journées de grèves de ces "enseignants" du "technique" dont la majorité se trouve en retraite,alors que ce syndicat corporatiste s'est ouvert au moyen et au primaire,pour se sucrer.

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