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A la une / Actualité

Le conflit de légitimité refait surface

Le Cnes prépare un congrès extraordinaire


Le Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes) a décidé de tenir un congrès extraordinaire, dont la date n’a pas encore été fixée. L’annonce a été faite dans une déclaration rendue publique hier, qui a sanctionné les travaux de la session du conseil national tenue le 14 septembre, et signée par Abdelmalek Azzi, en qualité de coordinateur national du conseil.

“Le conseil national œuvrera sans relâche avec les enseignants pour organiser un congrès extraordinaire”, lit-on dans la déclaration par laquelle ses auteurs ont tenu également à apporter un démenti aux “calomnies” exprimées par la partie adverse représentée par Abdelhafid Milat, avec laquelle ils se disputent la légitimité du syndicat.

Il s’agit notamment de l’accusation selon laquelle ils auraient appelé à la désobéissance civile dans les universités, qu’ils jugent comme des “tentatives désespérées”. Ils ont, en outre, souligné que “le Cnes continuera à travailler aux côtés des syndicats autonomes de la Confédération des syndicats algériens pour le renforcement des bases d’une activité syndicale, dans le respect des libertés et de la sécurité du pays”.

Enfin, le Cnes réitère son “soutien au mouvement populaire et à tous les efforts sérieux en faveur d’un changement démocratique dans le contexte des libertés, de la paix et de la stabilité”. Cette déclaration par laquelle Abdelmalek Azzi exprime la volonté de se réapproprier le Cnes vient raviver un conflit en latence, depuis des années, marqué par des rebondissements dont nous retenons deux décisions de justice.

D’abord, la décision de justice qui a tranché en faveur de la légalité du congrès du 9 décembre 2016 tenu à Constantine, avec la désignation d’Abdelhafid Milat comme coordinateur national. Ensuite, le verdict portant sur l’annulation des résultats du congrès parallèle tenu par l’aile  d’Abdelmalek Azzi à Alger en date du 12 janvier 2017. Le décor ainsi planté a été à l’origine du MESRS, sous l’ère de Tahar Hadjar, de suspendre le dialogue avec le partenaire social jusqu’au règlement de ce conflit.

Mais, ne s’avouant pas vaincue, l’aile d’Abdelmalek Azzi compte relancer la question en surfant sur la vague du mouvement populaire, en ce sens qu’elle met à profit l’accointance de son rival avec le FLN et sa participation au comité des sages du panel de Karim Younès, pour espérer remporter la bataille de la représentativité.

D’ailleurs, dans sa déclaration, le conseil national dénonce de “pseudo-syndicalistes”, qui seraient les auteurs  d’“un détournement” du Cnes, “planifié par le ministre du Travail et avec la bénédiction du ministre de l’Enseignement supérieur”. En relevant “la promptitude” avec laquelle s’est déroulé le processus de destitution, le conseil national y voit une confirmation qu’après l’effondrement de l’UGTA, le pouvoir a été en mesure de “domestiquer” le syndicat et de “reproduire un autre modèle qu’ils ont transformé en porte-voix au service des agendas et des personnes”. 
 

A. R.


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