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Jour de l’an amazigh fête nationale

Le couronnement !

Yennayer est consacré fête nationale, journée chômée et payée. Cette année, sa célébration officielle viendra confirmer l’enracinement de cette culture millénaire dans les coutumes des peuples de l’Afrique du Nord. Célébré depuis la nuit des temps par les Amazighs, Yennayer n’est pas uniquement une halte pour marquer le passage à une nouvelle année, mais il va au-delà. Sa célébration est une réaffirmation et un attachement identitaire, historique et civilisationnel que nul conquérant et nulle idéologie n’ont pu effacer à travers les siècles. 2969 ans durant que la résistance fut. Une résistance contre et envers tout. Contre l’amnésie, contre les envahissements de tous genres. Yennayer est toujours là. La fête est là et la mémoire est restée vivace et tenace. La persistance de cette mémoire et de cette tradition est emblématique.
Elle renseigne sur l’attachement d’un peuple à son histoire, à sa culture, en somme, à sa personnalité. Si des épisodes dans notre histoire millénaire ont failli enfouir cette mémoire, c’était sans compter sur la résistance contre la déculturation. D’une portée plutôt symbolique, Yennayer a toujours été fêté et célébré, jusqu’à ce que des militants viennent donner la dimension qui est la sienne à une tradition séculaire. En faire un repère historique et identitaire pour tout un peuple. C’était, certes, un combat de longue haleine mais qui méritait d’être mené. Aujourd’hui le but est atteint avec la reconnaissance et la consécration de Yennayer comme fête nationale. Ce résultat est le fruit d’un combat de plusieurs générations de militants qui ont pu et su imposer cette réappropriation de notre histoire, longtemps occultée et combattue.
La reconnaissance de Yennayer et, partant, de tamazight comme langue officielle n’est surtout pas le fruit du hasard. Elle est l’aboutissement d’une lutte acharnée, d’un engagement sincère et franc, portés depuis les lycéens berbéristes de 1949 jusqu’à aujourd’hui. Cet engagement fait de serments est noble. Il l’est de par sa volonté de reconquérir un passé aussi glorieux que lointain, de par son essence foncièrement démocratique et pacifique. Un engagement qui a pu, de par la justesse de la cause, imposer le respect et la reconnaissance. Un combat d’engagés qui ont pu arracher des acquis, sur lesquels ils veillent contre toute tentative de déviation ou de sabordage.


M. M.


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