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A la une / Actualité

Manque de personnel paramédical, vétusté des structures, surcharge de travail…

Le cri d’alarme des chirurgiens

Les chirurgiens mettent en avant la précarité de leurs conditions de travail. © D.R.

Selon les chefs de service des hôpitaux, le déficit en paramédicaux (infirmiers et aides-soignants) est de l’ordre de “50%”.

Décidément, le secteur de la santé n’en finit pas avec ses déboires. En effet, beaucoup reste encore à faire pour améliorer la prise en charge des patients dans les structures sanitaires publiques où un nombre de problèmes subsiste toujours.
La vétusté des structures, le manque des personnels paramédicaux, mais aussi de praticiens spécialistes à travers plusieurs régions du pays, ou encore la surcharge de travail imposée aux personnels dans l’ensemble des structures sont autant de problèmes dénoncés par des chirurgiens en marge du 25e congrès national de la chirurgie qui s’est tenu, hier et avant-hier, à Alger.
Selon les chefs de service des hôpitaux publics des différentes régions  approchés en marge des travaux du congrès, le déficit en paramédicaux (infirmiers et aides-soignants) est de “50%”, y compris dans certains centres hospitalo-universitaires (CHU). C’est le cas, entre autres, du CHU de Béjaïa où, révèle le Pr Salah Aberkane, chef du service chirurgie de cette même structure, le nombre de paramédicaux est très en deçà des normes universelles exigeant la moyenne d’un infirmier pour quatre patients.
Ce qui, regrette-t-il, se répercute négativement sur les prestations assurées au niveau de son service où les rendez-vous des actes chirurgicaux sont, par conséquent, souvent éloignés à plus de six mois pour les pathologies dites “légères”. Même son de cloche chez le Pr Bentabak, chef du service chirurgie  au CPMC d’Alger, qui, lui, dénonce, en outre, le traitement égalitariste réservé aux paramédicaux.
Ce qui fait, explique-t-il, que les paramédicaux fuient souvent certains services où la charge du travail est plus importante tels que le service de réanimation. Les professeurs Bentabak et Aberkane alertent, par ailleurs, sur la vétusté de certaines salles opératoires qui nécessitent une réfection pour améliorer les conditions de travail des chirurgiens et par là même assurer une meilleure prise en charge des patients. Si les deux professeurs ne nient pas les efforts consentis par la tutelle ces dernières années, ils estiment, néanmoins, que beaucoup reste encore à faire pour permettre une meilleure prise en charge des patients. Ils insistent, notamment, sur l’intégration des équipements technologiques modernes pour améliorer les prestations dans les structures sanitaires. Les deux professeurs rassurent, toutefois, que les produits de base restent pour l’instant disponibles au niveau de leurs services. Il convient de rappeler que ce congrès organisé par la société algérienne de la chirurgie s’est tenu parallèlement au congrès maghrébin de chirurgie. La cérémonie d’ouverture des deux congrès a été honorée par la présence du ministre de Santé et de la Réforme hospitalière, le Pr Mokhtar Hasbellaoui, mais aussi du SG du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.


Farid Abdeladim

 


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