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En dépit d’une production record à Bouira

Le cri de détresse des producteurs de pomme de terre

“Nos pommes de terre pourrissent dans les champs (...) À ce rythme-là, nous serons contraints de jeter notre production”, tel est le message délivré par les producteurs de pomme de terre de Bouira, lors de leur réunion de “crise” organisée jeudi à la Chambre d’agriculture locale.
Ainsi, c’est en présence de la représentante de la Direction des services agricoles (DSA), du vice-président du conseil interprofessionnel de la filière pomme de terre de Bouira, ainsi que du président de l’association des maraîchers locaux que les producteurs de ce tubercule ont souligné la gravité de la situation.
“On court tout droit à la catastrophe ! Notre filière vit une crise sans précédent, et les pouvoirs publics semblent ne se soucier de rien !”, tonnera Messaoud Boudhane, président de l’association des maraîchers de Bouira. Pour ce dernier, l’État, plus précisément le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, a tout simplement “abandonné” les producteurs. “On nous demande de faire des efforts, de produire toujours plus, et quand on réalise une production record personne ne vient nous acheter notre production”, a-t-il souligné. En effet, pour notre interlocuteur, au même titre que ses camardes, le seul et unique responsable de cette situation est le Syrpalac (Système de régulation des produits agricoles de large consommation).
“Où est passé cet organisme censé nous acheter notre production pour la stocker ? À Bouira, il est totalement absent et sa défaillance manifeste nous mène tout droit à la ruine”, affirme un producteur de la commune d’Aïn Bessem. Il faut dire que la wilaya de Bouira a enregistré une production officielle de plus d’un million de quintaux de pommes de terre d'arrière-saison. Une surproduction qui, selon les producteurs, ne trouve pas preneur. “Que le ministre de l’Agriculture vienne voir nos champs ! Nos pommes de terre pourrissent au soleil, et l’organisme chargé de nous acheter notre production ne s’est nullement manifesté (…) À quoi bon faire des efforts, s’endetter et se sacrifier pour qu’à la fin nous soyons obligés de jeter notre produit ?”, s’est interrogé M. Boudhane. De son côté, Mustapha Bouzini, vice-président du conseil interprofessionnel de la filière pomme de terre local, a affirmé que la filière pomme de terre à Bouira est dans un état “végétatif”. Là encore, selon ses dires, l’unique “coupable” est le Syrpalac.
Pour ce professionnel de la pomme de terre, cet organisme de stockage et de régulation joue le rôle de “pompier-pyromane”, dans la mesure où, d’après lui, au lieu de prévenir contre la hausse des prix en procédant au stockage de ce tubercule au moment opportun, il ferait tout le contraire de sa mission et encouragerait l’envolée des prix.  Quoi qu’il en soit et au terme de cette réunion des plus houleuses, il a été décidé de demander audience au ministre de l’Agriculture afin de lui exposer leurs problèmes et tenter de trouver une issue favorable à cette crise.   


RAMDANE BOURAHLA


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