Scroll To Top

A la une / Actualité

mauvaise prise en charge des recours

Le désarroi des souscripteurs AADL

Siège de la direction générale de l’AADL à Alger. © Archives/Liberté

Victimes d’erreurs administratives, ils ont présenté des recours depuis de longs mois sans recevoir de réponse.

En plus de l’attente qui dure depuis des années, les souscripteurs AADL sont confrontés à des situations des plus rocambolesques entre oubli, omission, erreurs, amalgames et autres aléas sans trouver un interlocuteur sérieux à qui s’adresser. Les exemples ne manquent pas et à tous les niveaux, à commencer par les recours, suite à des erreurs administratives, qui mettent de longs mois sans aboutir. “Ils ont confondu entre une personne et moi-même parce que nous portons le même nom”, nous confie un souscripteur indigné par tant de mépris de la part des employés de l’AADL. “Ils m’ont fait faire un travail de vérification qu’ils auraient très bien pu effectuer par eux-mêmes entre administrations interposées et maintenant que j’ai tout fait ils laissent traîner les choses sans donner aucune suite à mes requêtes”, poursuit-il complètement désabusé. “Cela fait de longs mois que j’ai fourni tous les documents qui attestent qu’il y a eu erreur sur la personne et que je ne possède aucun bien. C’est une erreur administrative. Seulement voilà, je ne suis pas rétabli dans mes droits et je suis complètement perdu sans savoir à quel saint me vouer alors que cela n’est pas ma faute.” Notre interlocuteur assure : “Nous sommes nombreux à être dans le même cas mais personne ne veut nous écouter alors que nous nous déplaçons régulièrement à l’AADL pour connaître le sort qui nous est réservé. Personne n’est en mesure de nous répondre et nous nous retrouvons ballottés d’une administration à une autre et le temps passe…” Le site web censé faciliter le contact avec le souscripteur n’arrive pas non plus à changer la donne. Sur ce site web, à titre illustratif, s’affiche dès qu’on y accède : “Il est porté à la connaissance des souscripteurs décelés positifs par le filtre, que la réception est ouverte au niveau de la direction générale de l'agence tous les jours de la semaine de dimanche à jeudi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 15h.” Or, il se trouve que lorsque les souscripteurs concernés s’y rendent, ils sont mal reçus et dans le meilleur des cas on leur sert des réponses qui ne font pas avancer les choses d’un iota.
Le calvaire est d’autant plus présent pour les souscripteurs AADL de 2001 qui n’ont toujours pas bénéficié de leur logement alors qu’ils ont payé toutes les tranches demandées (les quatre) sans comprendre ces retards interminables qui durent depuis plus de 18 ans. Que dire alors de ceux de 2013 qui pour certains, doutent réellement de l’aboutissement de leur demande. “Nous sommes originaires de la wilaya de Tipasa là où il n’existe aucune demande relative au programme de 2001 et pourtant les choses n’avancent pas pour nous”, se plaignent les souscripteurs de la région qui ne comprennent pas les raisons qui ont amené les autorités à amputer la wilaya du site de Chaïba ensuite celui de Fouka. “Les sites dans ces deux communes ont été alloués aux souscripteurs d’Alger alors que nous autres de Tipasa nous n’avons toujours pas bénéficié de logement”, ont-ils déploré.
Beaucoup de chiffres sont, ainsi, présentés sans que personne soit en mesure d’en vérifier la véracité ou de les récuser. Réalité du terrain oblige, les plaintes des souscripteurs exprimées de vive voix ou sur les réseaux sociaux viennent atténuer cependant, et de beaucoup, l’euphorie affichée par les officiels à ce propos.
Abdelwahid Temmar, ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, pour sa part, persiste et signe en rassurant les citoyens. Pas plus tard que jeudi dernier devant l’APN, il a réitéré la volonté de l’État de maintenir son soutien financier pour les différents programmes. S’agit-il encore une fois de simples promesses électoralistes ?


Nabila Saïdoun

 


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER