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A la une / Actualité

Alger étouffe sous le poids des embouteillages

Le DTP de la wilaya d’Alger se limite au constat

Près de 1,5 million de véhicules sont immatriculés 16. Environ 330 000 voitures et 1 200 poids lourds entrent dans la capitale, chaque jour. Plus de 5,7 millions de déplacements d’automobiles sont enregistrés quotidiennement à Alger.

La capitale s’étrangle sous le poids des embouteillages. Il faut parfois plus d’une heure pour arriver au bout d’un itinéraire de quelques kilomètres. Les retards pour les rendez-vous importants sont fréquents et le respect des horaires de travail et de l’école aléatoire. Pour le directeur des travaux publics de la wilaya d’Alger, M. Mohamed Abdenour Rabhi, qui intervenait jeudi matin au Forum de la radio El-Bahdja, les causes de ces bouchons interminables et à toute heure de la journée, sont multiples. Il indique d’abord que le parc des véhicules, immatriculés 16, est estimé à 1,5 million. “Au 31 décembre 2009, nous avons recensé 1,4 million de véhicules immatriculés à Alger. Avec 100 000 voitures acquises chaque année dans la capitale, nous avons évalué le parc en 2010 à 1,5 million de véhicules”, a affirmé l’invité de la radio El-Bahdja. À ce titre, Alger compte près du quart du parc roulant dans tout le pays. M. Rabhi a informé, en outre, que plus de 330 000 voitures, arrivant des autres wilayas, essentiellement celles voisines (Blida, Tipasa, Tizi Ouzou et Boumerdès) entrent, chaque jour, dans la capitale, en sus de 1 200 poids lourds. Le cadre du ministère des Travaux publics a ajouté que plus de 5,7 millions de déplacements automobiles sont enregistrés quotidiennement. Les chiffres sont certes édifiants et expliquent un tant soit peu les problèmes de circulation que connaît Alger, aggravés, selon M. Rabhi, par les nombreux chantiers en cours tels que celui du tramway, celui du métro et des différents travaux de voirie. Évidemment, il a mis en avant les efforts consentis par son ministère pour augmenter le nombre des kilomètres carrossables, et surtout celui des voies express. Il a parlé aussi des 22 trémies déjà ouvertes à la circulation, des carrefours et des chemins contournant les centres urbains, pour éviter justement les embouteillages. Il a été, toutefois, acculé par les journalistes participant au forum, lesquels l’ont épinglé sur beaucoup de problèmes non résolus. Il a été question du choix de l’emplacement de certaines trémies et ponts, jugé non judicieux, car n’empêchant guère les bouchons de se former. Le défaut d’éclairage public aussi sur de nombreux tronçons d’autoroutes. À ce propos, Mohamed Abdenour Rabhi a soutenu que les voies express ne sont pas systématiquement éclairées, car cela coûte excessivement cher. “Pour l’exemple, les autoroutes ne le sont pas en France”, a-t-il avancé. La contrainte de l’absence des feux tricolores au niveau des carrefours a été également posée, eu égard à la récurrence des accidents de la route survenus à ces points-là pour non-respect des priorités, instaurées par le code de la route. Le directeur des travaux publics de la wilaya d’Alger a alors révélé qu’une étude est en cours pour équiper 100 carrefours sur 600, de cette signalisation. Malgré les réalisations avérées et  les professions de foi sur les projets  futurs des cadres du ministère des Travaux publics, il est difficile de penser que la capitale sera soulagée, un jour, des désagréments des embouteillages. Le constat est là, mais les solutions n’existent pas encore.