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Il estime que la mobilisation est nécessaire pour le changement

Le FFS dénonce “la cécité et la surdité” du régime

Le Front des forces socialistes (FFS), qui a gardé le silence jusque-là, a réagi, hier, aux annonces contenues dans le “plan de travail” attribué au président Bouteflika et comprenant une série de décisions dont la prolongation de mandat, le report sine die de l’élection et l’organisation d’une conférence inclusive.
Le FFS “dénonce avec force la cécité et la surdité de ce régime qui ignore la colère du peuple, lequel continue à revendiquer haut et fort le changement radical du système” dans un communiqué rendu public. Pour ce parti, en proie à une crise interne, le peuple algérien “ne croit plus aux solutions émanant des tenants du régime ; il est convaincu que le système est finissant et que l’alternative démocratique est en marche”. “Aujourd’hui, aucune réforme ne peut être efficace, ni efficiente, et ne peut provenir d’un système bâti sur l’absence de liberté, la répression, le déni du droit, l’injustice, la marginalisation, la hogra et la corruption, face à la détermination et à la résistance pacifique des Algériennes et des Algériens”, écrit-il, non sans qualifier de “coup de force institutionnel” l’annulation du scrutin sans assise juridique. “Aujourd’hui, la responsabilité des tenants du régime est totale pour avoir rejeté systématiquement toutes les propositions démocratiques de sortie de crise et empêcher toute alternative crédible. Leur responsabilité est totale par leur obstination à prolonger le mandat du chef de l’État en annulant le scrutin présidentiel par un coup de force anticonstitutionnel qui relève d’un mensonge d’État qu’aucune situation exceptionnelle ne justifie en proposant au peuple algérien un semblant de transition sous leur égide pour se recycler et gagner du temps.” Comme pour le reste des partis de l’opposition et la majorité du peuple algérien, les annonces du 11 mars, dont la conférence projetée, ne procèdent que d’une énième diversion, dont l’objectif, selon lui, est de sauver le système. “Cette nouvelle conférence nationale dite du ‘consensus’ proposé par le chef de l’État, n’est qu’une énième diversion destinée à nous détourner de l’essentiel et de gagner du temps pour des réaménagements à l’intérieur du système dans l’objectif de faire avorter toute tentative de changement”.
Aussi, qualifie-t-il de “vain” le soutien de la communauté internationale, dont la France, qu’il ne cite pas au demeurant. “Toutes les tentatives de s’assurer de la bénédiction et du soutien de la communauté internationale sous le couvert de l’alibi fallacieux de la stabilité nationale et régionale seront vaines”.
Pour le FFS, la solution réside dans l’organisation d’une transition et l’élection d’une Assemblée constituante. “Libérer une dynamique politique de construction démocratique de l’État et de la société est une priorité extrême en vue d’amorcer une véritable transition démocratique pour l’avènement de la deuxième République par l’élection d’une Assemblée constituante”. “Le FFS considère que le changement du système est proche. Le maintien de la mobilisation populaire, pacifique et la résistance permanente est une nécessité historique pour imposer un changement radical du régime”, estime-t-il.

 


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