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Le parti dénonce une Assemblée “illégitime”

Le FFS suspend toutes ses activités à l’APN

Hier, à J-1 de la soumission du projet loi de finances 2019 à la commission des finances de l'APN, et moins d'une semaine après l'élection controversée du nouveau président de l'Assemblée, le groupe parlementaire du Front des forces socialistes (FFS) a annoncé officiellement la suspension de toutes ses activités au sein des instances de l'Assemblée. Cette dernière est déclarée désormais “illégitime” dans toute sa composante et l'ensemble de ses structures issues du coup de force opéré par la “majorité” parlementaire. “Vu le flou qui entoure la crise de l'APN, le groupe parlementaire (décide) de suspendre toutes ses activités au sein des instances de l'Assemblée”, ont, en effet, écrit les parlementaires du FFS, à l'issue de leur réunion tenue en marge de la conférence nationale des élus du parti dont les travaux se sont clôturés dans la même journée à Zéralda, à l'est d'Alger. Outre le coup de force opéré par les partis de la “majorité” qu’ils dénoncent, les parlementaires du FFS considèrent l'accélération de la présentation du PLF 2019 devant la commission des finances de l'APN et ensuite en session plénière d'une manière expéditive, comme “un manque flagrant de sérieux dans la gestion des affaires publiques”. Dans leur déclaration lue par le chef du groupe, Sadek Slimani, les parlementaires du FFS justifient leur retrait jusqu'à nouvel ordre par le fait que l'actuelle Assemblée est “illégitime dans toutes ses instances, y compris sa présidence”. Une présidence, faut-il le souligner, devenue bicéphale depuis l'élection de Mouad Bouchareb à sa tête sans que celui en place, Saïd Bouhadja, n'ait remis sa démission. Les élus du FFS, qui, soulignent-ils, ne soutiennent ni l'un ni l'autre des deux présidents de l'Assemblée, dénoncent une “institution du fait accompli”. S’ils déclarent “illégitimes” les deux présidents, les parlementaires du FFS rappellent avoir toujours siégé à l’APN en tant qu’élus du peuple et non pas au nom d’un quota ou de la fraude. “Le groupe parlementaire du FFS tient sa légitimité de ses électeurs. Il n’est le résultat ni d’un quota ni de la fraude”, écrivent-ils dans leur déclaration, non sans accuser la “majorité parlementaire usurpée” de représenter un “danger réel sur la stabilité des institutions et du pays”. Tout en dénonçant la mainmise du pouvoir exécutif sur le législatif, le FFS reproche aux “partis de l’allégeance et leurs supplétifs” d’avoir transformé, depuis longtemps, le Parlement, dans ces deux Chambres, en “un comité de soutien aux politiques défaillantes qui ont mis en péril l’avenir du pays et des générations, et hypothéqué tous les espoirs de changement”. Ce changement pour lequel le FFS compte continuer à militer, loin du Parlement, à travers des activités de proximité avec les citoyens. C’est, du moins, l’engagement affirmé par les parlementaires du parti et par le coordinateur de l’instance présidentielle, Ali Laskri, qui promettent de réinvestir le terrain à travers des sorties de proximité, des meetings, voire des marches, à travers différentes wilayas du pays.
Le FFS mise sur son projet de “consensus” pour, soutiennent ses dirigeants, permettre la construction d’un État de droit. Pour M. Laskri, si ce projet de “consensus” a toujours du plomb dans l’aile, c’est parce que, d’une part, il ne suscite pas l’adhésion des formations politiques sollicitées par le FFS et, d’autre part, il y a un manque de volonté politique chez le pouvoir en place.

Farid Abdeladim

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