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Cité dans une affaire de blanchiment d’argent

Le fils de Tebboune, une nouvelle fois devant la justice

Siège du tribunal de Sidi M’hamed. © Archives Liberté

Le fils de l’ancien Premier ministre et candidat à la présidentielle, Abdelmadjid Tebboune, a été entendu, ce jeudi, par le procureur adjoint du tribunal de Sidi M’hamed, dans le cadre d’une affaire de blanchiment d’argent liée au dossier de Kamel Chikhi surnommé “Le boucher”.

Khaled Tebboune a comparu, une nouvelle fois, devant la justice, en même temps que le fils de  l’ancien wali de Relizane, Djalal-Eddine Lamhal, et l’ex-président de l’APC de Ben Aknoun, Kamel Bouaraba. Détenu à la prison d’El-Harrach depuis le 20 juin 2018, Khaled Tebboune est soupçonné d’avoir usé du poste de son père pour aider Kamel Chikhi à obtenir un permis de construire.

Il serait également impliqué dans une  opération de blanchiment d’argent avec le fils de l’ancien wali de Relizane. Khaled Tebboune a été repéré par les enquêteurs sur l’affaire de saisie de 701 kg de cocaïne au port d’Oran, dans le bureau du promoteur immobilier, deux fois, lors du visionnage des enregistrements des caméras de surveillance. “Le boucher” s’en explique en ces termes lors de son interrogatoire dans le fond en août 2018 : il  l’aurait rencontré 3 ou 4 fois, pensant qu’il pouvait, par l’intermédiaire de son père — à l’époque ministre de l’Habitat —, l’aider à faire fructifier ses affaires dans l’immobilier. 

Kamel Chikhi reconnaît aussi avoir chargé le fils de l’ex-wali de Relizane de mener les démarches pour l’obtention d’un permis de construire d’une tour de 15 étages à Ben Aknoun, en contrepartie de 4 milliards de centimes. Le document est effectivement délivré par l’ex-P/APC, mais vite annulé par son successeur.

Selon des sources proches du dossier, ce dernier aurait envoyé des émissaires à Chikhi pour lui faire miroiter une autre offre plus alléchante : une bâtisse de 18 étages. Finalement, il sera, à son tour, placé en détention préventive dans le cadre de l’enquête ouverte à la suite du décès, en avril 2018, d’un employé victime de la chute d’un panneau publicitaire.

Les investigations lancées par la justice ont permis de découvrir une entorse à la réglementation dans le marché décroché par l’entreprise d’affichage urbain AD Display.

 


Nissa H.



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