Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

A la une / Actualité

énergie

Le gouvernement face à l’explosion de la demande locale de carburant

Dans ses réponses, jeudi dernier, aux questions posées par des sénateurs, le ministre de l’Énergie, Mustapha Guitouni, a souligné que les capacités nationales de raffinage de pétrole devraient atteindre 40 millions de m3 par an, à l’horizon 2021. Les capacités de production de carburant seront augmentées à la faveur de l’extension et du réaménagement de la raffinerie de Baraki (Alger) qui devrait entrer en service en octobre 2018 et de la réalisation de deux nouvelles raffineries, l’une à Hassi-Messaoud (Ouargla) et l’autre à Tiaret, lesquelles entreront en service à partir de 2021. Cela pour répondre convenablement aux besoins locaux en matière de carburants dont la demande aura pris des proportions alarmantes, enregistrant une hausse de 7% en moyenne annuelle au cours des dix dernières années. Cette importante progression s’explique, selon les propos du ministre, par l'augmentation de “la taille du parc” automobile national, par “l’amélioration du niveau de vie” des citoyens, par la “relance économique” et par “les prix bas” du carburant. Une question se pose cependant, y aurait-il suffisamment de pétrole pour alimenter les raffineries existantes et celles à construire ? Aux dires de beaucoup, réaliser de nouvelles raffineries, qui, de surcroît, coûteraient chères, ne serait pas une bonne idée. La raison ? Rien n’indique que le pays aura, dans trente ou quarante ans, du brut à raffiner. Et, puis, il peut y avoir un sérieux problème de réserves, pour les futures générations, si l’on continuer à tirer excessivement sur ce que recèle notre sous-sol. Le pays veut ainsi plus de produits de pétrole raffiné, mais également plus de capacités nationales de stockage de carburant. Celles-ci  devraient passer de 600 000 mètres cubes (m3), actuellement, à 2 millions de m3 en 2021, a indiqué le ministre de l’Énergie, Mustapha Guitouni. Ce dernier a ajouté que “cet ambitieux programme” permettrait d’atteindre une autonomie de stockage de carburant de 30 jours contre 11 jours actuellement. Le plan large de stockage prévoit la réalisation de plusieurs centres de stockage régionaux, dont celui du centre dans la région de Lekhchem à Aïn Oussera (Djelfa) d’une capacité de 40 000 m3, a-t-il, indiqué. Mustapha Guitouni a expliqué que ce centre couvrira les besoins de Djelfa, de Médéa et des wilayas limitrophes et assura une autonomie de 30 jours. Et de souligner : le site devant abriter ce centre a été retenu parmi six sites (deux à Djelfa et quatre à Médéa) pour sa grande superficie (10 hectares) et sa proximité de la raffinerie de Tiaret qui sera bientôt réalisée, et de la ligne de chemin de fer et de la    RN1. Le problème de stockage des produits pétroliers a été à l’origine des pénuries de carburant qui se sont produites ces dernières années. Pour le résorber, le gouvernement a approuvé, en 2015, l’octroi d’un montant de 200 milliards de dinars (près de 2 milliards de dollars) à Naftal en vue de réaliser des capacités supplémentaires de stockage. Deux ans plus tard, la situation ne s’est malheureusement pas améliorée.


Y. S.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER
Commentaires
1 réactions
Brahms le 12/11/2017 à 8h25

Frontières marocaines, tunisiennes et pompistes algériens complices pour vider leur cuve d'essence ou de gasoil pour ces bandes de trafiquants qui font de l'argent à l’œil sur le dos des algériens. La crise financière c'est bien cela permet de mettre tout à plat. Quels sont mes besoins, j'évite le gaspillage et les dépenses inutiles (prendre 10 baguettes de pain alors qu'il y en a besoin que de 4). Réduire les trafics en mettant des sanctions financières aux pompistes.

Commentaires
1 réactions