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A la une / Actualité

Commerce extérieur

Le gouvernement peine à réduire la facture d’importation

Le déficit commercial de l'Algérie a atteint 3,252 milliards de dollars sur les sept premiers mois de l’année en cours, contre 6,992 milliards de dollars durant la même période de 2017, soit un net recul du déficit de 53,5%, selon les chiffres des douanes repris par l’APS.
Entre janvier et fin juillet 2018, les exportations ont augmenté à 23,656 milliards de dollars contre 20,205 milliards de dollars sur la même période de l’année passée, soit une hausse de 3,45 milliards de dollars (+17,08%), précise le Centre national des transmissions et du système d'information des douanes (Cntsid).
L’explication principale de la relative performance des échanges extérieurs de l’Algérie est imputable pour l’essentiel à la bonne tenue des cours pétroliers depuis le début de l’année en cours. Selon la Banque d’Algérie, au premier trimestre 2018, le prix moyen trimestriel du baril de pétrole a atteint 68,3 dollars contre 53,7 dollars au premier trimestre 2017, soit une hausse de 27,3%. En dépit de la baisse des volumes exportés, la hausse des prix du baril de pétrole s’est traduite par une augmentation des recettes d’exportation d’hydrocarbures qui ont atteint 22,021 milliards de dollars durant les sept premiers mois de l’année en cours contre 19,111 milliards de dollars durant la même période de l’année 2017, soit une hausse de 2,91 milliards de dollars (+15,23%).
En d’autres termes, l'amélioration du solde commercial résulte plus de la hausse des prix du pétrole que de la politique du gouvernement en matière d’encadrement des importations. Visiblement, les pouvoirs publics peinent à réduire la facture des importations. Le bilan des douanes souligne que les importations n’ont que très légèrement baissé à 26,908 milliards de dollars contre 27,197 milliards de dollars à la même période de l'année écoulée, soit une économie de seulement 289 millions de dollars (-1,06%). Les résultats du commerce extérieur confirment la résistance des importations aux différentes mesures de restrictions prises par le gouvernement. Les douanes relèvent une légère hausse de la facture des produits alimentaires de 0,98%, en s'établissant à 5,23 milliards de dollars durant les sept premiers mois de l’année en cours contre 5,18 milliards de dollars à la même période de l’année passée.
Les importations du groupe des produits bruts ont grimpé à 1,13 milliard de dollars contre 904 millions de dollars (+25,33%). Concernant les biens de consommation non alimentaires, ils ont été importés pour
5,54 milliards de dollars contre 4,88 milliards de dollars (+13,40 %), alors que la facture d’importation des demi-produits a atteint 6,4 milliards de dollars contre 6,26 milliards de dollars (+2,36%). Par contre, les chiffres des douanes font ressortir une baisse des importations des biens d'équipements agricoles et industriels sur les 7 premiers mois de l’année 2018. La facture d'importation des biens d'équipements agricoles s'est établie à 333 millions de dollars contre 391 millions dollars (-14,83%). Pour les biens d'équipements industriels, ils ont été importés pour 7,57 milliards de dollars contre 8,47 milliards de dollars (-10,66%). La baisse des importations n’est pas forcément une bonne nouvelle. Elle peut refléter un recul de l’investissement.
Le bilan des douanes fait état, par ailleurs, d’une baisse significative des importations de biens énergétiques et lubrifiants (y compris les carburants), dont la facture a reculé de 37,4% en s'établissant à 688 millions de dollars sur les 7 premiers mois de 2018 contre 1,099 milliard à la même période de l’année 2017.

Meziane Rabhi


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