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Abderrezak Makri l’a révélé hier

“Le gouvernement s’apprête à recourir à l’endettement extérieur”

© zehani/Liberté

Le président du Mouvement pour la société de la paix (MSP) a jeté, hier, un véritable pavé dans la mare en révélant que le gouvernement s’apprête à recourir à l’endettement extérieur. “J’ai des informations fiables. Le gouvernement se prépare à recourir à l’endettement extérieur, car la planche à billets ne suffira pas pour faire face au déficit budgétaire. Je sais, à ce titre, qu’une commission est déjà mise à pied d’œuvre au niveau du ministère des Finances”, a-t-il, en effet, assuré dans la foulée de son discours de campagne pour se succéder à lui-même à la tête du parti à l’occasion du congrès extraordinaire du parti, qui se tiendra les 9, 10 et 11 mai prochain. Un discours qu’il a tenu devant ses partisans à l’occasion d’une conférence de wilaya organisée à la salle omnisports d’El-Madania, sur les hauteurs d’Alger. Si M. Makri n’en dit pas davantage sur les modalités de ce recours prévu à l’endettement extérieur, il dit être convaincu que la crise économique affaiblira le système et l’obligera, dorénavant, à lâcher du lest pour accepter de travailler avec le reste de la classe politique. “Le système ne tiendra plus longtemps. Après 2019, il se retrouvera affaibli face à la crise économique qui pèse sérieusement sur le pays. Et comme ce fut déjà le cas lors de la crise de 1988, le régime sera dans l’obligation de s’ouvrir à la classe politique car il ne pourra plus faire face aux problèmes qui s’accumuleront d’ici là”, prévoit-il. D’où, il ne manque pas de réitérer, une fois de plus, son appel pour un consensus national “global”. Dans le cas où le consensus ne serait pas dégagé entre la majorité de la composante politique nationale, le pouvoir y compris, M. Makri mise sur les militants de sa famille politique qu’il exhorte d’ores et déjà à se préparer pour les échéances électorales — les législatives et les locales — de 2022. “Si on n’arrive pas à trouver de consensus à l’occasion de l’élection présidentielle de 2019, il nous faudra retrousser les manches pour rafler la mise, en 2022, aux élections législatives et aux locales. Une fois l’objectif réalisé, ce sera alors à nous d’imposer le consensus”, souhaite-t-il, non sans décocher, au passage, une flèche en direction de son principal concurrent à la présidence du parti, en l’occurrence Abou Djerra Soltani, sans jamais le nommer. Dans son message sibyllin, M. Makri  reproche à ce dernier de ne jamais avoir formé politiquement les militants et notamment les élus du partis, lesquels se découvrent dans la plupart des cas “coincés” aux assemblées face aux militants d’autres formations. “Vous m’avez appris la religion et eux m’ont appris la politique. Voilà ce que nous disent la plupart de nos élus, qui se rangent aux assemblées aux côtés des militants du FLN”, a regretté
M. Makri. Une introduction pour étaler devant son assistance son programme politique, mais aussi et surtout organique. Il promet, à ce titre, de se pencher particulièrement sur la formation politique des militants, à travers de nouvelles structures qu’il compte mettre en place s’il est réélu…


Farid Abdeladim

 



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1 réactions
Brahms le 02/04/2018 à 8h05

L'argent c'est juste un moyen. Il faut développer secteur par secteur. Le défaut en Algérie c'est d'avoir commencer par les voitures qui pompent le maximum de devises sachant en plus que le réseau routier n'avait pas été préparé en amont d'où des accidents en pagaille. Le dinar algérien va devenir comme le Franc CFA africain où il faudra une brouette de billets pour acheter une voiture. Je discute avec certains émigrés qui préfèrent garder leurs devises car le monde à changer.

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