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Journée d’étude sur la protection de l’enfant

Le juge Saâdi Lahcen : “Les statistiques que nous avons sont très choquantes”

La protection de l’enfant en débat, hier, au Palais des nations de Club-des-Pins. ©APS

Le Palais des nations à Club-des-Pins a abrité hier une journée d’étude dédiée à “la protection de l’innocence est la responsabilité de tous”. Animée par la déléguée nationale, présidente de l'organe national de la protection et de la promotion de l'enfance, Meriem Cherfi, la conférence a rassemblé les principaux acteurs du secteur.
“Les enfants ont besoin de notre aide, en partageant nos expériences respectives, et en trouvant des solutions, main dans la main, côte à côte, pour les protéger et les émanciper”, a insisté la déléguée nationale.
Un sujet qui a d’ailleurs suscité l’intérêt de Sakhri Mebarka, juge des mineurs, en abordant la loi relative à la protection de l’enfant de 2015, qui vise avant tout à protéger l’enfant et non l’incriminer. “Cette loi a englobé tout ce qui concerne l’enfance en danger”, a expliqué la représentante de l’École supérieure de la magistrature. Avant d’enchérir : “On parle de l’enfant en danger et sa protection dans la société, son environnement, et son école. Cette protection lui permet de jouir de tous les droits que la convention des droits de l’enfant lui a consacré.” Cette intervention a été suivie par celle de Saâdi Lahcen, qui a également insisté sur la protection judiciaire de l’enfant victime de violence. Pour lui, l’élimination de ce fléau devrait être faite à travers “un ensemble de mécanismes, d’efforts, d’institutions, une panoplie de mesures, et une volonté en acier d’une société toute entière”. Saâdi Lahcen a ainsi mis l’accent sur la situation alarmante de l’enfant. “Les statistiques que nous avons sont très choquantes, peu importe les sources de ces statistiques, nous, en tant qu’Algériens, nous sommes convaincus que ces chiffres sont faux et ne seront jamais justes car la violence que subissent  les enfants est une violence cachée. Sous le cadre des tabous de la culture et la société.”
Il a, par ailleurs, rappelé que l’Algérie était, avec la Tunisie et le Maroc, classée, “un pays où la situation de l’enfant est considérée comme un problème sensible, c’est-à-dire dans la case orange”. Rencontré en marge de la journée d’étude, Abderrahmane Arar, président du Réseau algérien pour la défense des droits de l'enfant, Nada, a indiqué à Liberté qu’“une avancée importante sur la situation du droit de l’enfant en Algérie par rapport à d’autres pays a été constatée”. Tout en ajoutant que, pour l’association Nada, “le plus important, c’est la convention des droits de l’enfant et l’application de toutes les normes requises pour un niveau de qualité important en matière de service, de justice et de protection sociale des enfants”. Abderrahmane Arar a, en outre, souligné que l’Algérie avait “huit millions d’enfants scolarisés, en plus de cinq millions dans la petite enfance. On a des structures qui accueillent ce public, mais il faut travailler sur la qualité, préserver et faire face à ce défi de violence”.

Imène AMOKRANE

@ImeneAmokrane


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