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A la une / Actualité

Poursuivi pour diffamation par le port d’Oran

Le lanceur d’alerte acquitté

Le tribunal près de la cour d’Oran a rendu,  lundi, un verdict d’acquittement en faveur de N. Tounsi, un lanceur d’alerte et ancien employé de l’Entreprise portuaire d’Oran (EPO).
Ce dernier était poursuivi en justice par la direction du port d’Oran pour des faits de “diffamation, d’insultes et de divulgation de secrets”, suite aux dénonciations qu’il avait rendues publiques  et touchant la gestion de l’EPO.
Lors du procès qui s’est tenu la semaine écoulée, le procureur avait requis “l’application de la loi” à l’encontre de N. Tounsi, qui se trouve pour l’instant conforté dans sa démarche, en attendant un éventuel appel de la part de la direction du port d’Oran. Pour rappel, cette affaire de diffamation est survenue au moment où N. Tounsi, en tant que lanceur d’alerte, a dénoncé au cours de plusieurs conférences de presse données à Oran au siège de la Laadh des pratiques “frauduleuses et des faits de corruption dans la gestion du port d’Oran”.
Ces accusations, ont d’ailleurs été au centre de plaintes et de dossiers transmis par N. Tounsi, à la justice à Oran. Membre du comité national des lanceurs d’alerte en Algérie, N. Tounsi, ancien employé du port, a subi maintes pressions suite à ses dénonciations “preuves à l’appui”,  
répètera-t-il à chacune de ses conférences de presse. Ces mêmes plaintes pour étayer les soupçons de “faits de malversation et de corruption” sont toujours pendantes au niveau de la justice et du tribunal d’Oran. N.Tounsi, dans ses différents feuilletons judiciaires, n’avait pas manqué de s’interroger sur le silence des ministères de la Justice et des Transports alors que lui-même évoquait, il y a quelques mois (voir notre édition du 31 janvier 2018), son affaire.
“Le dossier que j’ai transmis à la justice est bloqué en dépit de la position du parquet de la cour d’Oran qui avait demandé il y a un mois un complément d’enquête à la juge d’instruction qui avait décidé d’un non-lieu”. Bien que relaxé depuis lundi, le lanceur d’alerte aura probablement d’autres rendez-vous avec la justice à Oran.

D. LOUKIL


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