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Ali Benflis, président de Talaïe El-Houriat, à Oran

“Le message de Novembre était celui d’une Algérie sociale pour tous”

Ali Benflis, président de Talaïe El-Houriat, jeudi dernier à Oran. © APS

Pour l’orateur, la solution à la crise passe d’abord par un dialogue serein, franc et responsable.

Pour son meeting de campagne, tenu à la salle Saâda d’Oran, jeudi après-midi, le leader de Talaïe El-Houriat, Ali Benflis, a choisi un ton volontaire et offensif, devant un parterre de militants et de sympathisants de sa formation. Le mois de novembre étant tout trouvé pour rappeler l’héritage laissé au terme de la lutte d’indépendance.
Il dira avec presque du lyrisme dans la voix : “Quand les hommes de Novembre ont laissé leur message, c’était celui d’un État démocratique, un État social, qui profite aux Algériens, avec le droit au logement, à la santé, au travail, à l’éducation, mais aussi le droit aux libertés.” Interpellant la salle, le chef du parti enchaîne sur cette Algérie à deux vitesses où les plus démunis subissent de plein fouet les mesures antisociales décidées par le gouvernement. “Ce sont eux qui souffrent le plus alors que c’est à eux que doit profiter l’État social”, a-t-il indiqué.
Il ne manquera pas encore de parler  justement de cette Algérie, où il y a deux niveaux de citoyenneté. “La supracitoyenneté”, celle d’une partie de l’Algérie qui bénéficie de l’écoute et des avantages du système, et l’autre, “l’infracitoyenneté”, celle d’Algériens majoritaires qui sont marginalisés, délaissés “parce que les élections ne sont pas libres et sont celles de la fraude”, explique l’orateur.
Et d’assurer que son parti milite pour “des élections réellement démocratiques, pour un État moderne et pour la liberté de la presse et d’expression”. Durant son meeting, l’ancien chef de gouvernement indiquera, une fois de plus, que la solution pour sortir de la crise et trouver des vraies réponses aux vrais problèmes ne peut passer que par un dialogue franc et global entre le pouvoir et les partis politiques de l’opposition, “pour une sortie de crise de manière pacifique”. “L’Algérie doit faire face à une crise multidimensionnelle, une crise de légitimité du pouvoir, économique et sociale”, tous étroitement liés.
Il ne manquera pas d’ironiser sur les différentes mesures prônées par les gouvernements qui se sont succédé ces dernières années, pour résoudre la crise économique et financière. Les rappelant une à une, comme l’emprunt obligataire, la mise en conformité fiscale et ensuite le recours au financement non conventionnel qui ont tous été sanctionnés par un échec patent, clamera-t-il, précisant que seul le peuple en paie le prix et les conséquences.
Plus loin, il  répondra, sans les nommer, à ses détracteurs, estimant n’être pas de cet acabit, et jamais il ne se laissera aller à la fitna, à l’insulte, à la diffamation. S’agissant des candidats de son parti, qui ont dû satisfaire à un parcours du combattant pour obtenir les listes, il attend d’eux qu’ils soient à l’écoute du peuple.


D. LOUKIL

 


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