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A la une / Actualité

L’association APOCE lance une alerte sur un antibiotique

Le ministère de la Santé ordonne une enquête

D. R.

“Nous avons transmis ce produit au centre de pharmacovigilance pour expertise”,a confirmé, hier, Slim Belkessam, chargé de communication au ministère de la Santé.

Le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière vient d’ordonner une enquête sur l’antibiotique Amoclan (amoxicilline), fabriqué par le laboratoire jordanien Hikma. La tutelle a réagi suite aux alertes lancées ces derniers jours sur les réseaux sociaux, notamment le site de l’Association de protection et d’orientation des consommateurs (Apoce).
Les photos publiées montrent que la poudre que contiennent les sachets de certains lots de ce médicament a changé de couleur et est devenue jaunâtre. Certaines indiscrétions parlent d’une défaillance dans le process de fabrication de ce produit. Ce qui a contraint le département de M. Hasbellaoui à confier l’enquête au Centre de pharmacovigilance et de matériovigilance (CNPM). Contacté, Slim Belkessam, conseiller du ministre, confirme avoir chargé le CNPM pour faire toute la lumière sur ces prétendues anomalies qui seraient constatées sur ce produit pharmaceutique. “Nous avons effectivement transmis ce produit au centre de pharmacovigilance pour expertise. On nous a signifié que l’enquête est toujours en cours en collaboration avec le fabricant. Les résultats seront connus incessamment”, indique M. Belkessam. Amoclan, pour adultes et enfants, appartient, faut-il le souligner, au groupe des antibiotiques à large spectre. Le médicament est prescrit pour le traitement de la pneumonie et d'autres maladies infectieuses respiratoires, gastro-intestinales, du système urogénital, les infections post-chirurgicales et autres. Pour l’Apoce, l’information date d’au moins un mois. “Nous n’avons pas voulu donner l’alerte car nous pensions que c’était un cas isolé”, explique Mustapha Zebdi, président de l’Apoce. “Mais aujourd’hui, nous avons enregistré une série de déclarations à ce sujet”, avoue-t-il. “Cette situation nous a poussés à donner l’alerte sur ce médicament qui est largement consommé”, relève M. Zebdi. Les malades qui se sont procuré ce médicament doivent être, avertit M. Zebdi, vigilants avant sa consommation. Ils doivent, ajoute-t-il, vérifier et faire attention si la couleur vire au jaune. Pour avoir de plus amples détails à propos de cette enquête, on a pris attache avec le CNPM. “Nous n’avons aucune information à vous communiquer”, s’est contenté de dire un des responsables de ce centre. Idem pour le laboratoire Hikma : nos différentes tentatives pour entrer en contact avec la direction (de ce laboratoire) sont restées vaines.
À noter que la société Hikma développe ses activités en Algérie à travers son laboratoire pharmaceutique implanté à Chéraga, en comptant un effectif quasiment algérien. A priori, l'entreprise a réussi à augmenter sa part sur le marché local, notamment après l'ouverture de son usine de production d’antibiotiques.


B. K.

 


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