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Afin de faire face à la pénurie de quelque 170 médicaments

Le ministère donne son feu vert aux importations

Afin d’atténuer un tant soit peu les méfaits de la pénurie de médicaments qu’a enregistrée le marché national depuis plusieurs mois, le ministère de la Santé a décidé de recourir à l’importation. La décision a été entérinée par la cellule de veille qui regroupe tous les acteurs activant dans ce secteur.
Dès la fin du deuxième trimestre en cours, le marché sera de ce fait approvisionné à partir de l’étranger. La crise, faut-il le souligner, touche plus de 170 médicaments.
Les autorisations de programmes d’importation de l’exercice 2019 sont effectives. Certains observateurs avancent que la production nationale n’a pu couvrir, du moins durant cette période, et sur certains produits pharmaceutiques, les besoins du pays.
Les producteurs nationaux, est-il constaté, n’ont pas pu tenir leur engagement pour faire face à la demande nationale en ce qui concerne les médicaments interdits à l’importation. Le cahier des charges n’a apparemment pas été respecté par ces opérateurs.
Ces industriels, aussi bien les entreprises publiques que privées ont été poussés à l’abandon de la fabrication de ces produits ou à produire des quantités totalement insuffisantes tels les anti-inflammatoires injectables, des vitamines injectables indispensables ainsi que des antibiotiques injectables.
Ce qui a contraint la tutelle à augmenter le volume des importations. L’objectif c’est d’assurer également un stock suffisant de plusieurs mois et d’éviter ainsi toute perturbation sur le marché. Il est à noter que cette rareté qui a ciblé la centaine de produits n’a pas été sans conséquences sur le malade. Une situation qui a fait émerger le commerce du cabas.
Les patients étaient dans l’obligation de se procurer leurs médicaments en dépit du prix élevé imposé par certaines pharmacies d’officine. Ça ne peut pas être le cas de la majorité des malades, notamment ceux des bourses moyennes. Il a fallu l’intervention de la tutelle donc pour mettre un terme à cette rupture qui allait durer encore davantage d’autant plus que des fabricants n’ont même pas commencé la production de médicaments sur lesquels ils se sont engagés. D’autres statistiques indiquent qu’entre 170 et 200 médicaments sont sous tension ou en rupture, dont pas moins de 70 sont de production nationale. Les ruptures à vrai dire ne datent pas d’aujourd’hui. La crise est vécue par le secteur depuis  au moins trois à quatre ans. L’on déplore le cumul durant trois ans par rapport à la perturbation et les retards observés pour la signature des programmes d’importation. Les avenants n’ont pas été signés pendant deux ans, soulignent des observateurs. Il est signalé également que les quantités importées jusque-là étaient insuffisantes pour répondre aux besoins nationaux.
Face à toutes ces perturbations qui secouent le secteur du médicament dans notre pays, l’on s’interroge en toute légitimité sur le rôle et les prérogatives de la cellule de veille, censée en principe anticiper la moindre rupture. La même question est en outre posée sur les missions de l’agence du médicament créée à cet effet.


B. K.


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