Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de 11h (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

A la une / Actualité

Après la fausse alerte au choléra sur le vol Oran-Perpignan

Le ministère français de la Santé joue la carte de la sérénité

Même s’il se tient prêt à réagir à l’arrivée de la maladie sur le territoire, le gouvernement français veut plutôt se montrer rassurant. Selon la Direction générale de la santé (DGS) que nous avons contactée, aucun dispositif sanitaire particulier n’a été mis en place pour l’instant. L’alerte a pourtant été donnée, mercredi, dans l’après-midi, après la suspicion d’un cas de choléra sur le vol Oran-Perpignan de la compagnie ASL Airlines. Mais depuis, le ton est plus serein. “Le vibrion responsable du choléra est peu transmissible lorsque les règles d’hygiène de base sont respectées. La chloration adaptée de l’eau et les mesures d’hygiène de base suffisent généralement à prévenir les contaminations”, rassure la DGS. Concernant les vols en provenance d’Algérie, ce service rappelle que la Direction générale de l’aviation civile a diffusé une information auprès des compagnies aériennes desservant le pays, leur demandant de signaler les cas suspects et de désinfecter leurs aéronefs en présence de selles ou de vomissements conformément à leurs procédures. La DGS ajoute, néanmoins, qu’en “l’absence d’exposition massive à des selles ou des vomissements, les passagers assis à côté des cas lors des voyages, en avion et par tout autre moyen de transport, ne sont pas à risque”. Elle insiste, en outre, sur l’inutilité de certaines mesures comme le dépistage systématique et la mise en quarantaine des voyageurs, et ce, conformément aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé. La déclaration et le signalement de la maladie sont, en revanche, obligatoires en France. Les signalements doivent être faits en urgence aux autorités sanitaires. “Ce signalement est suivi d’une investigation autour du cas concerné et des personnes co-exposées”, indique la Direction générale de la santé. Elle affirme, par ailleurs, que “si des cas étaient détectés en France, la prise en charge des patients serait effectuée en fonction de l’état clinique de chaque patient”, notant que l’hospitalisation n’est pas systématique pour les malades de choléra et concerne uniquement les cas les plus graves. Les prises en charge se font dans les services des maladies infectieuses. Et c’est justement probablement dans ce genre d’unité que le jeune garçon de 8 ans suspecté de choléra, sur le vol Oran-Perpignan, a été emmené mercredi par les pompiers pour subir des examens. Les résultats des prélèvements biologiques se sont avérés au final négatifs. Tous les passagers (146) avaient été autorisés à partir après avoir été retenus dans l’avion pendant une heure. Interrogé par France-Info, le professeur Gilles Pialoux, chef de service des maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital parisien de Tenon, fait savoir que le niveau de transmissibilité du choléra est extrêmement faible, 15 fois inférieur à la rougeole.
Il considère, par ailleurs, que le choléra est une maladie qui est grave “dans les pays où les structures hospitalières sont fortement dégradées”. “En Europe, il n'y a pas de mort liée à des cas importés, et il n'y a actuellement aucun risque épidémique”, conclut-il.

De Paris : Samia Lokmane-Khelil


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER