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L’Union internationale des avocats se saisit du dossier

Le ministre de la Justice interpellé sur le cas Dabouz

Dans un courrier adressé, cette semaine, au ministre de la Justice, Slimane Brahmi, l’Union internationale des avocats a demandé l’arrêt immédiat des poursuites engagées contre Me Salah Dabouz. Dans cette lettre signée par le président de cette union, le bâtonnier Me Issouf Baadhio, et dont le bâtonnier de Boumerdès, Me Ben Antar, nous a remis une copie, l’UIA apporte son soutien total au barreau de Boumerdès et à l’Union nationale des barreaux algériens, dans les actions qu’ils ont prises pour dénoncer les poursuites engagées à l’encontre de Me Dabouz, des poursuites qu’il a qualifiées d’abusives et d’arbitraires. “Nous considérons qu’il n’est pas acceptable que Me Dabouz soit poursuivi des chefs d’inculpation déjà mentionnés, pour des faits relevant de l’exercice du mandat d’avocat”, lit-on dans le document. L’UIA rappelle dans cette missive “l’obligation des États de s’assurer que les avocats ne font pas l’objet de poursuites pour des mesures prises conformément à leurs obligations et normes professionnelles reconnues à leur déontologie”. 

Pour rappel, Me Dabouz a été interpellé puis mis sous contrôle judiciaire, le 7 avril dernier, par le parquet de Ghardaïa, pour plusieurs chefs d’inculpation, dont association de malfaiteurs portant atteinte à l’unité nationale, distribution d’affiches et de bulletins pour propagande dans le but de nuire à l’intérêt national, outrage à corps constitué et diffamation. “Des obligations tirées des principes de base des Nations unies au rôle du barreau, adoptés à La Havane en 1990, ainsi que des directives et principes sur le droit à un procès équitable et à l’assistance judiciaire en Afrique, proclamés en 2005 par la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples”. Me Baadhio rappelle, également, au ministre de la Justice, “le droit des avocats de prendre part à des discussions publiques portant sur le droit, la justice et les droits de l’Homme sans subir de restrictions professionnelles”, tient également à rappeler l’Union internationale  des avocats.


N. OUHIB


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