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Des parties l’ont approché pour une candidature à la présidentielle

Le niet de Benbitour

© Archives Liberté

Alors que l’ancien chef de gouvernement, Ali Benflis, aujourd’hui à la tête de Talaïe El-Houriat, ne fait pas de mystère sur son désir de se porter candidat au prochain scrutin présidentiel fixé au 12 décembre prochain, d’autres acteurs politiques, dont la marque de fabrique est “l’opportunisme”, semblent dans l’embarras, notamment depuis le raz de marée populaire de vendredi dernier signifiant le rejet de la prochaine échéance électorale. 

Beaucoup, en effet, qui pensaient que les dés avaient été jetés dès que l’homme fort du moment avait ordonné la convocation du corps électoral pour le 15 septembre, ont décidé de reporter leur décision pour les prochaines semaines, histoire d’apprécier l’évolution de la situation. C’est le cas par exemple du président du MSP dont le parti devrait réunir son conseil consultatif le 28 septembre prochain pour trancher la question. Mais à se fier à certaines sources, cette éventualité risque d’être repoussée de quelques jours. Et pour cause : le parti, écartelé entre le désir de ne pas s’aliéner la rue, l’opposition et la société civile et d’être dans les bonnes grâces du pouvoir, ne sait plus à quel saint se vouer, comme en témoigne l’ambivalence du discours de ses dirigeants. 

Mais selon une dépêche de l’agence officielle publiée samedi avant d’être supprimée, Abderrezak Makri a exprimé “son souhait de voir apparaître un consensus entre le pouvoir et l’opposition avant la prochaine élection présidentielle”. En décodé : le MSP, partie prenante du Forum des forces du changement, lequel avait obtenu l’autorisation des autorités pour la tenue de la conférence à l’École hôtelière d’Aïn Benian en juillet dernier, est disposé à participer à l’élection pour peu que sa démarche soit appuyée par une… partie de l’opposition. 

C’est sans doute ce qui explique qu’il aurait jeté son dévolu sur une candidature consensuelle. En effet, selon des sources, certaines parties, dont le MSP, auraient contacté l’ancien chef de gouvernement, Ahmed Benbitour pour lui suggérer de se porter candidat. Réponse du concerné publiée sur son compte facebook : “Le Dr Ahmed Benbitour qui s'excuse auprès de ses partisans et de tous les citoyens qui le soutiennent pour sortir le pays de la crise, annonce avec regret qu'il n'a pas l'intention de participer aux prochaines élections organisées par l'autorité actuelle.” Benbitour, auteur de la formule que le pays éprouve “un cinquième mandat sans Bouteflika”, promet de fournir des explications ultérieurement. 

Redoutant de faire cavalier seul, dans un environnement politique hostile, contesté y compris dans sa famille politique et désormais excommunié par l’opposition démocratique et le collectif de la société civile qui vient d’appeler les partis à se ranger du “côté du peuple”, le MSP se retrouve plus que jamais dans une situation délicate. Mais l’heure de la décantation a peut-être sonné. 


Karim K.


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